Consommation mondiale d’énergie primaire :

Bilan et mix énergétique 2025

Mix énergétique 2025

Mix énergétique Énergies

Consommation d’énergie primaire par source. Version actualisée avec la base Energy Institute – Statistical Review of World Energy 2026, disponible jusqu’en 2025.

Données réelles 2025
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19652025
Méthode 2026 : pour conserver de vraies données jusqu’en 2025, ce module suit la méthodologie actuelle de l’Energy Institute / OWID. Elle n’est plus strictement identique à l’ancienne présentation « méthode de substitution » visible sur la capture.
SourcesEnergy Institute – Statistical Review of World Energy 2026 ; Smil (2017) pour certaines séries historiques ; traitements Our World in Data. Mise à jour : 30 juin 2026. Période maximale : 1800–2025.

Our World in Data – Energy mix ↗
Unité : TWh de fourniture totale d’énergie. La disponibilité historique varie selon le pays. La biomasse traditionnelle n’est pas incluse.

D’où vient l’énergie consommée dans le monde ? Pétrole, charbon, gaz, nucléaire, hydroélectricité, solaire, éolien : le graphique ci-dessous retrace l’évolution du mix énergétique mondial depuis 1965, jusqu’aux dernières données complètes de 2025. Il s’appuie sur la Statistical Review of World Energy 2026 de l’Energy Institute, mise en forme par Our World in Data.

Qu’est-ce que l’énergie primaire ?

L’énergie primaire, c’est l’énergie telle qu’elle est disponible dans la nature, avant toute transformation : pétrole brut, charbon extrait, gaz naturel, uranium, vent, rayonnement solaire, eau des barrages. Elle se distingue de l’énergie finale, celle qui arrive réellement chez le consommateur (carburant à la pompe, électricité au compteur), après les pertes de conversion et de transport. Suivre l’énergie primaire permet de mesurer l’effort total de la planète pour couvrir ses besoins, et donc l’essentiel de ses émissions de CO₂.

2025 : un nouveau record de consommation

La demande mondiale continue de progresser. En 2025, l’approvisionnement total en énergie a dépassé 600 exajoules, soit une hausse de 1,7 % par rapport à 2024, ce qui représente environ 167 000 TWh. Toutes les sources ont progressé : pétrole, gaz, charbon, nucléaire et hydroélectricité.

Les fossiles toujours ultra-dominants

Malgré l’essor des renouvelables, les énergies fossiles ont conservé leur position dominante, avec 86 % de l’approvisionnement total en 2025. Le pétrole reste la première source avec 201 EJ, soit un tiers des besoins mondiaux, devant le charbon (166 EJ) et le gaz naturel (près de 151 EJ).

Les sources bas carbone se partagent le reste. Les renouvelables hors hydraulique représentent 5,9 % de la consommation d’énergie primaire, le nucléaire 5,2 % et l’hydroélectricité 2,7 %. Au sein des renouvelables, le solaire fournit 1,7 % de l’énergie primaire mondiale et l’éolien 1,6 %.

Le signal de 2025 : les renouvelables tirent la croissance

La part des renouvelables reste modeste, mais leur dynamique change la donne. Elles ont été la première source de croissance de l’approvisionnement énergétique en 2025. Hors crises de 2008 et de 2020, c’est la première fois ce siècle que la croissance n’est pas d’abord portée par le charbon, le pétrole ou le gaz.

La tendance est encore plus nette dans l’électricité. La demande électrique a augmenté de 3 % en 2025 et, pour la première fois, cette hausse a été entièrement couverte par des sources bas carbone. Le solaire a progressé de 30 % et représente 8,7 % de la production électrique mondiale : il dépasse l’éolien pour la première fois et talonne le nucléaire.

Comment lire le graphique

Chaque couleur correspond à une source d’énergie, empilée sur les autres. La hauteur totale représente la consommation mondiale annuelle, en TWh. Le sélecteur de localisation permet d’afficher le mix d’un pays ou d’une région, et les boutons d’export servent à récupérer les données (CSV) ou l’image (PNG).

Une leçon ressort de la courbe historique : les nouvelles énergies se sont jusqu’ici ajoutées aux anciennes plutôt que de les remplacer. Le charbon n’a pas disparu avec le pétrole, ni le pétrole avec le gaz. C’est tout l’enjeu de la transition actuelle : faire baisser les fossiles en valeur absolue, et pas seulement en part relative.

Précautions de lecture

La méthode de comptage influence fortement les parts affichées. Ce module suit la méthodologie actuelle de l’Energy Institute, fondée sur la fourniture totale d’énergie. Elle diffère de l’ancienne « méthode de substitution », qui gonflait le poids de l’électricité renouvelable et nucléaire en l’exprimant en quantité de combustible fossile équivalent. Les pourcentages du solaire, de l’éolien et du nucléaire paraissent donc plus faibles qu’avec l’ancienne présentation.

La biomasse traditionnelle (bois de feu, résidus agricoles), encore très utilisée dans certains pays en développement, n’est pas incluse. Enfin, la profondeur historique des données varie selon les pays.

En résumé

En 2025, le monde a consommé plus d’énergie que jamais, et les fossiles en fournissent toujours 86 %. Mais pour la première fois hors période de crise, ce sont les renouvelables qui portent l’essentiel de la croissance. Le basculement est amorcé, il reste à l’accélérer.

Pour aller plus loin :

Pour aller plus loin, consultez notre dossier complet sur la page Rechauffement climatique.