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Climat de Lyon

Le climat de Lyon

Lyon possède un climat particulièrement complexe, situé à la rencontre de plusieurs influences : continentale, océanique et méditerranéenne. La ville occupe la confluence du Rhône et de la Saône, entre le Massif central à l’ouest, les Alpes à l’est et le couloir rhodanien qui s’ouvre largement vers la Méditerranée au sud.

Cette situation explique des contrastes climatiques beaucoup plus importants que dans l’ouest de la France. Les hivers peuvent être froids et brumeux, tandis que les étés sont chauds et souvent orageux. L’amplitude thermique annuelle est importante : à Lyon-Bron, la température moyenne passe de seulement 4,1 °C en janvier à 22,6 °C en juillet.

En hiver, la vallée du Rhône et surtout la plaine lyonnaise sont fréquemment soumises aux inversions thermiques. L’air froid peut rester bloqué près du sol sous les hautes pressions, favorisant brouillards, stratus et températures basses. Les secteurs situés sur les monts du Lyonnais peuvent alors bénéficier de températures plus élevées et d’un ciel dégagé, au-dessus de la couche d’inversion.

Les gelées restent fréquentes. Lyon-Bron enregistre plus de 42 jours de gel par an. La neige est moins régulière qu’autrefois mais demeure possible de décembre à mars. Les épisodes peuvent parfois être importants lorsque de l’air froid continental rencontre une perturbation remontant de Méditerranée ou arrivant de l’ouest.

L’été constitue l’autre grande caractéristique du climat lyonnais. Juillet affiche une maximale moyenne de 28,2 °C et août de 28,0 °C. Les températures dépassant 30 °C sont très fréquentes : plus de 30 journées par an en moyenne atteignent ce seuil. Les périodes caniculaires peuvent devenir longues, notamment lorsque les hautes pressions bloquent les circulations océaniques.

Les nuits peuvent également être chaudes. Lyon-Bron connaît près de 11 nuits tropicales par an, et leur fréquence peut être nettement supérieure dans le centre-ville en raison de l’îlot de chaleur urbain. La densité du bâti limite le refroidissement nocturne, particulièrement dans les quartiers centraux.

Les précipitations atteignent environ 821 mm par an, mais leur répartition est très différente de celle des climats océaniques. Le début de l’automne est particulièrement humide : octobre approche 100 mm en moyenne. Mai et septembre sont également assez arrosés. À l’inverse, février est le mois le plus sec avec environ 42 mm.

Une part importante des pluies de saison chaude est liée aux orages. Le relief environnant, les fortes températures et les remontées d’air humide depuis la Méditerranée peuvent favoriser des épisodes orageux parfois violents, accompagnés de grêle, de fortes précipitations et de rafales.

Lyon bénéficie par ailleurs d’un ensoleillement nettement plus généreux que les villes du nord et de l’ouest de la France. L’influence méridionale devient particulièrement visible entre mai et septembre.

Comparée à Paris, Lyon est plus chaude et plus orageuse en été, mais connaît également davantage de contrastes hivernaux. Comparée à Marseille, elle reste beaucoup plus froide en hiver et nettement plus humide en été. Sa signature repose donc sur un climat de transition à forte composante continentale, avec une influence méditerranéenne croissante vers la vallée du Rhône.

Le climat de Lyon en chiffres

À Lyon-Bron, située à 202 m d’altitude, la température moyenne annuelle atteint 13,1 °C. Elle passe de 4,1 °C en janvier à 22,6 °C en juillet, avec des maximales moyennes de 28,2 °C en juillet et 28,0 °C en août.

Les précipitations atteignent environ 820,8 mm par an. Février ne reçoit que 41,6 mm, contre 99,8 mm en octobre, avec également 82,5 mm en septembre et 87,2 mm en novembre.

L’ensoleillement représente environ 2 050 heures par an, dont 288 heures en juillet, contre seulement 59 heures en décembre.

Lyon-Bron connaît environ 42,5 jours de gel, mais également 30,7 journées atteignant ou dépassant 30 °C et près de 11 nuits tropicales par an.

Avec environ 821 mm de pluie, plus de 2 000 heures de soleil, une quarantaine de jours de gel mais plus de 30 journées de forte chaleur, Lyon possède l’une des signatures climatiques les plus contrastées des grandes villes françaises.