Prévisions météo — Nouvelle-Aquitaine

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Climat en Nouvelle-Aquitaine

Le climat en Nouvelle-Aquitaine

La Nouvelle-Aquitaine est la plus vaste région de France métropolitaine et son climat est presque aussi diversifié que son territoire. L’Atlantique constitue l’influence dominante sur une grande partie de la région, mais celle-ci s’étend des plaines du Poitou aux Pyrénées en passant par le Limousin, les Charentes, le bassin aquitain, les Landes et le Pays basque. Les reliefs du Massif central à l’est et surtout des Pyrénées au sud modifient profondément températures et précipitations. La DREAL décrit ainsi un ensemble largement océanique, évoluant vers un climat océanique altéré dans le Limousin et vers un véritable climat montagnard sur les Pyrénées.

Le littoral, de La Rochelle au Pays basque, bénéficie d’une forte modération océanique. Les hivers sont doux, les gelées peu fréquentes près de la mer et les étés moins chauds que dans l’intérieur. Le vent et les tempêtes atlantiques constituent en revanche un phénomène majeur, particulièrement sur les îles charentaises, le Médoc, le bassin d’Arcachon et la côte landaise. À Biarritz-Anglet, les rafales atteignent au moins 57,6 km/h pendant 52,6 journées par an.

Le Poitou et les Charentes forment l’un des secteurs les plus secs et lumineux de la région. L’influence océanique reste évidente, mais les précipitations diminuent vers l’intérieur et les températures estivales augmentent. Les plaines de la Vienne et du nord des Deux-Sèvres connaissent davantage de gelées que les îles et le littoral charentais, tandis que les épisodes à plus de 30 °C deviennent beaucoup plus fréquents.

Autour de Bordeaux et de la Gironde, le climat reste océanique mais devient sensiblement plus chaud. Bordeaux-Mérignac atteint 14,2 °C de moyenne annuelle et environ 25,5 journées à 30 °C ou davantage. Les hivers restent relativement doux, tandis que l’été connaît un creux pluviométrique bien marqué sans véritable sécheresse méditerranéenne. Les Landes de Gascogne accentuent les amplitudes quotidiennes : les sols sableux chauffent rapidement le jour et permettent un fort refroidissement nocturne dans les secteurs forestiers.

En allant vers l’est, le Limousin introduit un climat plus frais et nettement plus humide. L’altitude augmente progressivement vers les monts d’Ambazac, les plateaux corréziens et le plateau de Millevaches. À Limoges-Bellegarde, située à 402 m, la moyenne annuelle n’est que de 11,8 °C et les précipitations atteignent 1 018 mm par an. Sur les contreforts du Massif central et le plateau de Millevaches, la DREAL indique que les cumuls peuvent dépasser 1 500 mm annuels.

Le sud du bassin aquitain, dans les Landes, le Béarn et le Pays basque, devient progressivement plus humide à mesure que l’on approche des Pyrénées. Les masses d’air atlantiques arrivent chargées d’humidité depuis le golfe de Gascogne puis sont contraintes de s’élever contre les premiers reliefs. Le Pays basque constitue ainsi l’un des secteurs de plaine les plus arrosés de France : Biarritz-Anglet reçoit 1 473,6 mm de pluie par an, avec plus de 200 mm au seul mois de novembre.

Cette pluviométrie très élevée ne signifie pas un climat froid sur la côte basque. Biarritz conserve 14,5 °C de moyenne annuelle et ne connaît qu’un nombre limité de gelées. À quelques dizaines de kilomètres seulement, les montagnes béarnaises et basques imposent cependant un refroidissement rapide avec l’altitude, puis la haute chaîne pyrénéenne introduit neige durable, vents forts et climat de haute montagne.

Les Pyrénées constituent donc l’extrême climatique régional. Les vallées d’Aspe, d’Ossau et de Barétous passent progressivement du piémont très humide à des secteurs enneigés pendant une grande partie de l’hiver. Le relief provoque également des situations de foehn : lors des flux de sud franchissant la chaîne, l’air redescend vers le Béarn et le Pays basque en se réchauffant et en s’asséchant rapidement, donnant parfois une douceur remarquable hors saison.

L’ensoleillement varie moins fortement que la pluie entre certains grands pôles régionaux : Bordeaux-Mérignac atteint près de 2 070 heures par an, tandis que Limoges et Biarritz tournent autour de 1 920 heures. La différence majeure réside donc davantage dans la fréquence des passages pluvieux, l’altitude et l’amplitude thermique que dans une simple opposition nord-sud.

Au fil des saisons, l’hiver est doux sur le littoral mais froid et neigeux sur les reliefs ; le printemps est particulièrement humide près des Pyrénées et sur le Limousin ; l’été est chaud dans l’intérieur aquitain, plus modéré sur la côte et orageux sur les montagnes ; l’automne voit enfin revenir les grandes perturbations atlantiques. La signature de Nouvelle-Aquitaine repose donc sur un immense gradient entre littoral océanique doux, plaines intérieures chaudes, Limousin frais et humide, Pays basque exceptionnellement arrosé et Pyrénées montagnardes.

Le climat en Nouvelle-Aquitaine en chiffres

Les normales 1991-2020 atteignent 14,5 °C de moyenne annuelle à Biarritz-Anglet et 14,2 °C à Bordeaux-Mérignac, contre seulement 11,8 °C à Limoges-Bellegarde, située à 402 m.

Les précipitations illustrent l’extraordinaire diversité régionale avec 924,9 mm par an à Bordeaux, 1 018 mm à Limoges et 1 473,6 mm à Biarritz, tandis que le plateau de Millevaches peut dépasser 1 500 mm.

L’ensoleillement atteint environ 2 070 heures par an à Bordeaux, contre 1 922 heures à Limoges et 1 921 heures à Biarritz, ce qui confirme la luminosité particulièrement favorable de la plaine aquitaine.

La façade atlantique reste fortement exposée au vent puisque Biarritz connaît 52,6 journées par an avec des rafales d’au moins 57,6 km/h, tout en recevant au moins 1 mm de pluie pendant 141,1 jours.

Avec des températures annuelles allant d’environ 12 °C sur les plateaux limousins à plus de 14 °C sur les basses terres atlantiques et des pluies passant de secteurs relativement secs à plus de 1 500 mm sur les reliefs, la Nouvelle-Aquitaine possède l’une des palettes climatiques les plus étendues de France.