Météo Ancône 15 jours

Prévisions du 09 septembre 2026 au 24 septembre 2026

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Quand partir à Ancône ?

Climat méditerranéen

Jan Fév Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Notre avis
T° min 12° 16° 18° 19° 15° 12°
T° max 10° 12° 14° 18° 24° 28° 32° 31° 27° 22° 16° 12°
Jours de pluie 5 5 5 5 5 5 3 5 7 8 8 7
Randonnée
Climat défavorable Climat moyen Climat favorable Climat idéal

Températures Ancône

10°
Jan
12°
Fév
14°
Mars
18°
Avril
24°
Mai
28°
Juin
32°
Juil
31°
Août
27°
Sept
22°
Oct
16°
Nov
12°
Déc

Températures maximales moyennes en après-midi, estimées sur les normales climatiques récentes.

Précipitations Ancône

65
Jan
60
Fév
60
Mars
65
Avril
60
Mai
55
Juin
35
Juil
55
Août
80
Sept
90
Oct
100
Nov
80
Déc

Cumul mensuel moyen des précipitations, estimé sur les normales climatiques récentes.

Ensoleillement Ancône (par jour)

4h
Jan
4.5h
Fév
5.8h
Mars
7.5h
Avril
9.2h
Mai
10.5h
Juin
11h
Juil
10.5h
Août
9.2h
Sept
7.5h
Oct
5.8h
Nov
4.5h
Déc

Durée d'ensoleillement moyenne par jour, estimée sur les normales climatiques récentes.

Affluence Ancône

Taux d'occupation des hôtels par mois

42%
Jan
54%
Fév
54%
Mars
66%
Avril
78%
Mai
78%
Juin
78%
Juil
78%
Août
78%
Sept
66%
Oct
42%
Nov
42%
Déc

Estimation indicative de la fréquentation touristique mensuelle.

💡 Conseils pratiques — Ancône

  • Meilleure période pour visiter : mai-juin et septembre.
  • Bonne base pour explorer la riviera du Conero, réputée pour ses falaises et ses plages.
  • Été chaud mais tempéré par la mer Adriatique, moins étouffant qu'à l'intérieur des terres.
  • Prévoir un imperméable léger en automne et en hiver, saison la plus arrosée.
  • Ville portuaire animée, bon point de départ pour des ferries vers la Croatie et la Grèce.

🌡️ Climat méditerranéen

  • Hivers doux et globalement cléments
  • Étés chauds et secs, parfois caniculaires
  • Printemps et automne : la meilleure période pour visiter

💧 Précipitations

  • Étés très secs, quasiment sans pluie
  • Automne et hiver plus arrosés, parfois par épisodes intenses
  • Peu de jours de pluie au total sur l'année

☀️ Ensoleillement

  • Ensoleillement généreux la majeure partie de l'année
  • Été : très fort ensoleillement, protection solaire recommandée
  • Hiver : journées lumineuses malgré la fraîcheur

💨 Vents et phénomènes météorologiques

  • Vents locaux possibles selon la saison (brises côtières, vents secs)
  • Risque de canicule en été
  • Orages parfois violents en fin d'été et à l'automne

Climat d’Ancône

Le climat d’Ancône

Ancône possède un climat méditerranéen de transition à influence adriatique et continentale, situé à la charnière entre le domaine méditerranéen de l’Italie centrale et les influences plus fraîches venues d’Europe centrale et des Balkans. La ville occupe une situation originale sur la côte des Marches, autour d’un promontoire avançant dans la mer Adriatique, immédiatement au nord du Monte Conero. Le relief côtier est ici beaucoup plus marqué que sur la majeure partie du littoral adriatique italien.

Cette géographie explique un climat assez différent de celui de Rome ou de la côte tyrrhénienne située à latitude comparable. L’Adriatique tempère les températures mais reste une mer relativement étroite et peu profonde : en hiver, elle ne protège pas complètement Ancône des descentes d’air froid venant du nord-est. En été, elle limite une partie des températures maximales tout en favorisant une humidité parfois importante.

Selon l’ISPRA, la station d’Ancona-Torrette affiche une température moyenne annuelle de 16,3 °C sur la période officielle 1991-2020. Cette même station reçoit en moyenne 710 mm de précipitations par an. L’ISPRA utilise les données du Centro Funzionale della Protezione Civile de la Région des Marches.

Les normales mensuelles 1991-2020 associées à Ancône donnent une moyenne proche de 7,3 °C en janvier, qui constitue le mois le plus froid, contre 25,6 °C en juillet et 25,7 °C en août. L’amplitude saisonnière est donc sensible mais reste limitée par la proximité immédiate de l’Adriatique.

Les hivers sont frais à relativement doux en moyenne, mais ils peuvent connaître des épisodes franchement froids. En janvier, les maximales moyennes tournent autour de 10,1 °C et les minimales autour de 4,4 °C. En février, elles atteignent environ 11,5 °C le jour et 4,9 °C la nuit.

Ces valeurs sont sensiblement plus basses que celles de Rome, Naples, Bari ou des villes de Sicile. Ancône se trouve directement exposée aux masses d’air froid venant du nord-est de l’Europe et des Balkans, qui peuvent traverser l’Adriatique avec relativement peu de modification.

La bora constitue justement l’un des vents caractéristiques de la ville. L’Université polytechnique des Marches décrit cette bora comme un vent froid et sec pouvant souffler en rafales violentes, particulièrement en hiver. Les vents marins participent ainsi fortement au ressenti thermique à Ancône.

Le grecale, de nord-est, peut également apporter un temps froid et agité. Les documents historiques de la ville mentionnent depuis longtemps la fréquence de ces vents de nord-est ainsi que leur rôle dans certaines périodes froides et neigeuses.

Les gelées sont possibles, mais restent beaucoup moins nombreuses que dans la plaine du Pô ou dans les régions intérieures des Apennins. Le littoral et le centre urbain bénéficient de l’influence maritime, tandis que les secteurs vallonnés et plus éloignés de la mer se refroidissent davantage pendant les nuits anticycloniques.

La neige n’est pas exceptionnelle à l’échelle climatique, même si elle demeure irrégulière d’une année à l’autre. Lors des invasions froides venant des Balkans ou de l’Europe orientale, l’air froid traverse l’Adriatique et peut se charger en humidité. Les averses peuvent alors prendre un caractère neigeux jusque sur le littoral, et les collines situées derrière la ville blanchissent plus facilement.

Ces situations distinguent fortement Ancône des côtes tyrrhéniennes. Rome, Pise ou Naples sont beaucoup mieux protégées des arrivées continentales orientales, alors qu’Ancône se trouve directement ouverte vers la péninsule balkanique.

Le Monte Conero joue également un rôle climatique local important. Situé immédiatement au sud d’Ancône et culminant à plus de 500 m, il constitue une véritable rupture dans le relief côtier : c’est l’un des rares secteurs rocheux et élevés de cette partie de la façade adriatique. Il modifie localement les vents, la nébulosité et les précipitations.

Le printemps se réchauffe progressivement. La température moyenne atteint environ 11,3 °C en mars, 14,6 °C en avril puis 19,0 °C en mai. Les maximales moyennes passent parallèlement de 15,0 °C en mars à 18,5 °C en avril puis 23,0 °C en mai.

La proximité de la mer ralentit parfois le réchauffement pendant les premières semaines du printemps. Une journée d’avril peut ainsi rester fraîche sur le littoral lorsque souffle un vent venant de l’Adriatique, alors que les secteurs intérieurs des Marches connaissent des températures plus élevées.

À partir de mai, les premières journées estivales deviennent régulières. Les températures supérieures à 25 °C sont alors possibles, tandis que les périodes à 30 °C apparaissent progressivement lorsque les flux deviennent méridionaux ou occidentaux.

Le printemps n’est pas une saison particulièrement sèche. Les normales 1991-2020 donnent environ 59 mm en mars, 54 mm en avril et 56 mm en mai. Les pluies restent donc assez régulièrement réparties, contrairement aux climats méditerranéens plus méridionaux où la sécheresse s’installe très rapidement.

Les étés sont chauds et souvent humides. La maximale moyenne atteint environ 27,3 °C en juin puis 29,6 °C en juillet et en août. Les minimales restent également élevées : environ 19 °C en juin, 21,5 °C en juillet et 21,8 °C en août.

L’Adriatique joue alors un double rôle. Les brises de mer limitent les températures maximales sur le littoral, empêchant Ancône d’atteindre quotidiennement les valeurs de Florence ou de certaines plaines intérieures. En revanche, elles apportent une humidité importante et limitent le refroidissement nocturne.

Les nuits tropicales, au cours desquelles la température minimale ne descend pas sous 20 °C, sont donc fréquentes pendant le cœur de l’été. Les quartiers directement ouverts sur la mer et les secteurs urbains les plus minéraux sont particulièrement concernés.

Les températures supérieures à 30 °C restent toutefois courantes. Les séries disponibles montrent environ une vingtaine à une trentaine de journées annuelles atteignant ce seuil selon la station et la période considérées. Pour cet indicateur, les données automatiques actuellement accessibles sont moins robustes que la normale officielle de température annuelle, et il est préférable de retenir cet ordre de grandeur plutôt qu’une précision excessive.

Ancône peut surtout connaître des coups de chaleur très importants lorsque souffle le garbino. Ce vent de secteur ouest à sud-ouest descend des Apennins et se réchauffe par compression en arrivant vers le littoral : il s’agit d’un phénomène comparable au foehn alpin.

Dans ces conditions, l’effet rafraîchissant de l’Adriatique peut disparaître brutalement. Les températures peuvent alors atteindre 35 °C ou davantage, avec une humidité parfois beaucoup plus basse. Les épisodes les plus extrêmes de la longue série climatique ont même dépassé 40 °C.

Cette opposition est typique d’Ancône : chaleur humide par vent marin, chaleur beaucoup plus sèche et intense par garbino.

L’été constitue la période la plus sèche de l’année, mais Ancône ne possède pas une sécheresse aussi prononcée que Bari, Tarente, Catane ou Palerme. La normale 1991-2020 donne encore environ 52 mm en juin, 35 mm en juillet et 39 mm en août.

Juillet représente donc le minimum pluviométrique, mais les pluies ne disparaissent pas. Des orages estivaux peuvent se développer sur les Apennins puis progresser vers le littoral, ou se former directement lorsque de l’air plus frais arrive au-dessus d’une Adriatique chaude et humide.

La fin de l’été et le début de l’automne sont particulièrement propices aux phénomènes convectifs. Août et septembre peuvent connaître des orages forts, accompagnés localement de pluies intenses, de rafales et de grêle.

Le changement pluviométrique devient spectaculaire en septembre : le cumul moyen passe d’environ 39 mm en août à 86 mm en septembre. Ce mois constitue ainsi l’un des plus arrosés de l’année.

L’automne est la principale saison des pluies, même si le régime reste relativement régulier comparé au sud de l’Italie. Octobre reçoit environ 69 mm, novembre 87 mm et décembre 71 mm. Novembre est légèrement le mois le plus pluvieux dans la normale 1991-2020, devant septembre.

Ce maximum automnal s’explique par la rencontre entre une Adriatique encore chaude après l’été et les premières arrivées d’air plus froid en altitude. L’atmosphère devient alors instable et les perturbations méditerranéennes peuvent produire des précipitations assez importantes.

Le relief du Conero peut renforcer localement ces précipitations. Les anciennes climatologies régionales montrent d’ailleurs que les cumuls augmentent sur le promontoire par rapport à certains secteurs côtiers situés à très basse altitude.

À l’échelle annuelle, l’ISPRA retient 710 mm de précipitations pour Ancona-Torrette sur 1991-2020. La répartition mensuelle publiée totalise environ 709 mm, différence négligeable liée aux arrondis.

Ancône reçoit ainsi davantage de pluie que Cagliari ou Bari, mais beaucoup moins que Gênes ou Messine. Elle se situe dans une position intermédiaire typique du littoral de l’Italie centrale.

Environ 78 journées par an enregistrent au moins 1 mm de précipitations dans les normales mensuelles associées à 1991-2020. Novembre est le mois où ces journées sont les plus nombreuses, avec un peu plus de neuf en moyenne, contre seulement trois à quatre en juillet et août.

Le vent constitue une caractéristique essentielle du climat local. Trois circulations sont particulièrement importantes : la bora ou le grecale, froids de nord-est ; le sirocco, doux et humide de sud-est ; et le garbino, chaud et sec lorsqu’il redescend des Apennins.

La bora peut devenir suffisamment forte pour provoquer une mer très agitée. Des études consacrées au promontoire du Conero montrent que ces situations de nord-est peuvent produire des vagues de l’ordre de 3,5 à 4 m lors des épisodes hivernaux les plus marqués.

Le sirocco apporte au contraire de l’air humide depuis l’Adriatique et peut maintenir des températures particulièrement douces, notamment en automne et en hiver. En été, il accentue souvent la sensation de moiteur.

Le climat d’Ancône est donc beaucoup moins calme qu’un simple climat méditerranéen littoral. Sa position face à l’Adriatique et à proximité des Apennins permet des changements parfois rapides entre air maritime humide, flux froid continental et vent de foehn.

L’ensoleillement est assez généreux, de l’ordre d’un peu plus de 2 100 heures par an dans les climatologies couramment utilisées pour la ville. Cette donnée est moins homogène que les normales thermiques et pluviométriques officielles ISPRA et doit donc être considérée comme un ordre de grandeur.

Le soleil domine naturellement davantage pendant l’été, tandis que novembre, décembre et janvier connaissent davantage de passages nuageux liés aux perturbations et aux flux venant de l’Adriatique.

Le climat d’Ancône connaît par ailleurs un réchauffement net. L’ISPRA compare la normale 1991-2020 de 16,3 °C à une moyenne de 16,8 °C sur 2015-2024, soit environ +0,5 °C. Les anomalies sont devenues presque systématiquement positives au cours des quinze dernières années, à l’exception de 2010, 2011 et 2021.

L’année 2024 a été la deuxième plus chaude de la série analysée par l’ISPRA pour Ancône, derrière 2008. Cette évolution se traduit notamment par une augmentation du stress thermique estival et par des nuits chaudes plus nombreuses dans l’environnement urbain.

Comparée à Trieste, Ancône est globalement plus méridionale et plus chaude. Les deux villes sont exposées à l’Adriatique et à des vents de nord-est, mais la bora triestine est beaucoup plus structurante et généralement plus violente. Ancône présente en revanche un caractère méditerranéen plus affirmé.

Comparée à Bologne, Ancône possède des hivers plus doux et une amplitude thermique plus faible grâce à la mer. Bologne connaît davantage de brouillards, de gelées et de chaleur continentale estivale.

Comparée à Florence, Ancône bénéficie de températures estivales maximales moins élevées grâce à l’Adriatique, mais ses nuits peuvent être plus humides et plus chaudes. Florence présente une sécheresse estivale plus nettement méditerranéenne.

Comparée à Rome, Ancône est plus fraîche en hiver et nettement plus exposée aux coups de froid orientaux et à la neige. Rome possède en revanche une saison estivale plus longue et plus sèche.

Comparée à Bari, Ancône est plus fraîche et surtout beaucoup moins sèche. Bari appartient déjà au domaine méditerranéen méridional, tandis qu’Ancône conserve une pluviométrie estivale et une influence continentale nettement plus importantes.

La signature climatique d’Ancône repose donc sur des hivers frais mais tempérés par l’Adriatique, pouvant être ponctuellement neigeux lors des invasions balkaniques, des printemps doux, des étés chauds et humides mais ventilés, puis des fins d’été et automnes nettement plus orageux et pluvieux, avec trois influences majeures : l’Adriatique, le Monte Conero et les Apennins.

Le climat d’Ancône en chiffres

À Ancona-Torrette, station retenue officiellement par l’ISPRA, la température moyenne annuelle atteint 16,3 °C sur la période 1991-2020. La moyenne récente 2015-2024 atteint 16,8 °C, soit environ 0,5 °C de plus.

Les normales mensuelles 1991-2020 donnent environ 7,3 °C en janvier, 19,0 °C en mai, 25,6 °C en juillet, 25,7 °C en août et 8,4 °C en décembre.

Les maximales moyennes évoluent de 10,1 °C en janvier à 29,6 °C en juillet et août. Les minimales moyennes passent de 4,4 °C en janvier à 21,8 °C en août.

Les précipitations officielles atteignent 710 mm par an. Leur répartition reste assez équilibrée mais présente un minimum estival : 35 mm en juillet et 39 mm en août, contre 86 mm en septembre et 87 mm en novembre.

La ville connaît environ 78 journées par an avec au moins 1 mm de pluie, avec un minimum de 3 à 4 jours par mois en juillet et août et un maximum proche de 9 jours en novembre.

Les températures supérieures à 30 °C sont régulières pendant l’été, mais restent moins fréquentes qu’à Florence ou Bologne. Les nuits tropicales sont en revanche favorisées par la proximité de l’Adriatique et deviennent courantes en juillet et août.

Les gelées restent relativement rares sur le littoral, tandis que la neige peut occasionnellement atteindre Ancône lors des fortes arrivées d’air continental depuis les Balkans. Le risque augmente rapidement sur les collines et vers l’intérieur des Marches.

L’ensoleillement est de l’ordre de 2 100 heures par an, valeur à considérer comme un ordre de grandeur plutôt qu’une normale officielle homogène 1991-2020.

Enfin, l’ISPRA montre que 2024 a été la deuxième année la plus chaude de la série d’Ancona-Torrette, tandis que la moyenne 2015-2024 est désormais supérieure de 0,5 °C à celle de 1991-2020.

Avec 16,3 °C de température moyenne annuelle, environ 710 mm de pluie, des maximales normales proches de 30 °C au cœur de l’été et un climat capable aussi bien de chaleur humide que de brusques coups de froid hivernaux, Ancône possède une signature climatique originale : un climat méditerranéen de transition fortement façonné par l’Adriatique, plus continental et plus neigeux en hiver que les côtes tyrrhéniennes, mais sensiblement plus doux que l’intérieur des Apennins.