Quand partir à Cagliari ?
Climat méditerranéen
| Jan | Fév | Mars | Avril | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | |
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| Notre avis | ||||||||||||
| T° min | 6° | 7° | 9° | 10° | 13° | 17° | 20° | 20° | 18° | 14° | 11° | 7° |
| T° max | 14° | 15° | 17° | 20° | 25° | 29° | 32° | 32° | 30° | 24° | 19° | 15° |
| Jours de pluie | ||||||||||||
| Randonnée |
Températures Cagliari
Températures maximales moyennes en après-midi, estimées sur les normales climatiques récentes.
Précipitations Cagliari
Cumul mensuel moyen des précipitations, estimé sur les normales climatiques récentes.
Ensoleillement Cagliari (par jour)
Durée d'ensoleillement moyenne par jour, estimée sur les normales climatiques récentes.
Affluence Cagliari
Taux d'occupation des hôtels par mois
Estimation indicative de la fréquentation touristique mensuelle.
💡 Conseils pratiques — Cagliari
- ✓Meilleure période pour visiter : mai-juin et septembre, entre chaleur agréable et faible affluence.
- ✓Été : très peu de pluie mais soleil intense, protection solaire indispensable même en fin de journée.
- ✓L'hiver reste doux et relativement sec comparé au reste de l'Italie, idéal pour visiter sans foule.
- ✓Le vent (mistral/maestrale) peut être fort sur la côte, utile pour les sports nautiques mais à surveiller à la plage.
- ✓Bonne base pour explorer les plages du sud de la Sardaigne d'avril à octobre.
🌡️ Climat méditerranéen
- Hivers doux et globalement cléments
- Étés chauds et secs, parfois caniculaires
- Printemps et automne : la meilleure période pour visiter
💧 Précipitations
- Étés très secs, quasiment sans pluie
- Automne et hiver plus arrosés, parfois par épisodes intenses
- Peu de jours de pluie au total sur l'année
☀️ Ensoleillement
- Ensoleillement généreux la majeure partie de l'année
- Été : très fort ensoleillement, protection solaire recommandée
- Hiver : journées lumineuses malgré la fraîcheur
💨 Vents et phénomènes météorologiques
- Vents locaux possibles selon la saison (brises côtières, vents secs)
- Risque de canicule en été
- Orages parfois violents en fin d'été et à l'automne
Climat de Cagliari
Le climat de Cagliari
Cagliari possède un climat méditerranéen chaud, très ensoleillé et relativement sec, marqué par des hivers doux, des étés longs, chauds et fortement secs, ainsi que par une grande importance du vent. Capitale de la Sardaigne, la ville occupe l’extrémité méridionale de l’île, au bord du golfe des Anges, entre la mer, les étangs littoraux de Santa Gilla et Molentargius et la vaste plaine du Campidano qui s’étire vers le nord-ouest.
La géographie locale joue un rôle déterminant. Cagliari est construite sur plusieurs collines calcaires mais une grande partie de l’agglomération s’étend dans des secteurs proches du niveau de la mer. Le littoral, notamment autour du Poetto, bénéficie directement de l’influence maritime et des brises, tandis que la plaine située autour d’Elmas peut connaître des amplitudes thermiques plus fortes. Le site touristique officiel italien souligne d’ailleurs le caractère pleinement méditerranéen de Cagliari et l’importance des activités de plein air favorisées par sa douceur climatique.
La station de référence est Cagliari-Elmas, située à seulement 4 m d’altitude près de l’aéroport. L’ISPRA, à partir des données du Service météorologique de l’Aeronautica Militare, établit sur la période officielle 1991-2020 une température moyenne annuelle de 17,4 °C.
Cette valeur place Cagliari parmi les grandes villes les plus chaudes d’Italie, tout en restant légèrement moins douce annuellement que Palerme ou Messine. Le caractère insulaire et maritime du climat est particulièrement visible en hiver, tandis que l’ouverture vers la grande plaine du Campidano explique le potentiel de très fortes chaleurs estivales.
Les hivers sont doux. À Cagliari-Elmas, la température moyenne 1991-2020 se situe autour de 10,2 °C en janvier et 10,1 °C en février. Les maximales moyennes atteignent respectivement 14,6 et 14,9 °C, tandis que les minimales se situent autour de 5,8 et 5,5 °C.
Les après-midi dépassant 15 °C sont donc courants au cœur de l’hiver et des températures proches de 20 °C peuvent se produire pendant les périodes anticycloniques les plus douces. Sur les quartiers directement ouverts sur la mer, l’influence maritime limite encore davantage les refroidissements nocturnes.
Les gelées sont rares, notamment dans le centre-ville et sur le littoral. À Elmas, elles restent néanmoins possibles pendant les nuits calmes lorsque l’air froid s’accumule dans la plaine. Sur la période officielle antérieure 1981-2010, la station comptait seulement 4,1 jours de gel par an, ce qui donne un ordre de grandeur plus crédible que certains calculs automatiques récents affectés par des lacunes de données.
Le froid peut exceptionnellement être plus sévère. Cagliari-Elmas a enregistré -4,8 °C le 10 janvier 1981, valeur minimale historique de la longue série disponible. Ces épisodes restent cependant très rares sur le sud de la Sardaigne.
La neige est exceptionnelle à Cagliari. Sur le littoral sarde, les températures descendent rarement sous 0 °C et la neige est presque inexistante, alors qu’elle devient beaucoup plus fréquente sur les reliefs de l’intérieur de l’île. Le site officiel de la Région Sardaigne souligne ce contraste marqué entre les côtes très douces et les montagnes de l’intérieur.
Les brouillards sont également relativement rares. Dans la plaine autour d’Elmas, ils peuvent apparaître pendant le semestre froid lorsque les vents sont faibles et l’humidité importante, mais leur durée reste généralement limitée aux premières heures de la matinée. Une étude environnementale régionale décrit ainsi le brouillard comme un phénomène peu fréquent dans ce secteur.
Le printemps se réchauffe rapidement. À Elmas, la moyenne passe de 12,5 °C en mars à 14,7 °C en avril puis 18,6 °C en mai. Les maximales moyennes progressent parallèlement de 17,5 °C en mars à 19,8 °C en avril et 24,0 °C en mai.
Mai présente donc déjà un caractère presque estival. Les premières températures dépassant 30 °C peuvent se produire avant juin lorsque des masses d’air chaud remontent d’Afrique du Nord.
Les précipitations commencent parallèlement à diminuer. La série climatologique secondaire disponible pour Elmas donne environ 31 mm en mars, 45 mm en avril et 26 mm en mai, avant une chute beaucoup plus spectaculaire en juin et juillet.
Les étés sont longs, très chauds, secs et lumineux. Juin présente déjà une maximale moyenne de 28,6 °C, puis celle-ci atteint 31,6 °C en juillet et 32,0 °C en août. Les températures moyennes mensuelles s’élèvent à 25,6 °C en juillet et 25,9 °C en août.
Cagliari peut toutefois présenter de fortes différences entre le littoral et la plaine du Campidano. Sur la plage du Poetto ou dans les quartiers directement ouverts vers le golfe, la brise marine limite souvent la chaleur pendant l’après-midi. À Elmas et davantage encore en gagnant l’intérieur des terres, cet effet devient moins efficace.
La Sardaigne officielle décrit justement ses zones côtières comme bénéficiant d’une atténuation de la chaleur estivale grâce aux brises marines, alors que les températures dépassent fréquemment 30 °C en été.
Les journées atteignant ou dépassant 30 °C sont particulièrement nombreuses. Un calcul réalisé à partir de la série 1991-2020 disponible à Elmas donne environ 65 journées par an, dont presque 22 en juillet et 24 en août. Cette valeur doit être considérée comme indicative car le site signale que son calcul repose sur seulement 27 années suffisamment renseignées.
La chaleur peut surtout devenir extrême lorsque la circulation atmosphérique coupe l’influence maritime et apporte de l’air saharien sur la Sardaigne. La plaine du Campidano peut alors se transformer en véritable fournaise.
Le 17 juillet 2026, Cagliari-Elmas a atteint 45,2 °C, établissant un nouveau maximum connu de la station et dépassant les 44,6 °C mesurés en juillet 2023. Cette valeur ne fait évidemment pas partie de la normale 1991-2020, mais elle illustre le potentiel de chaleur extrême de la région.
Cet épisode de juillet 2026 a concerné une grande partie du sud de la Sardaigne : le réseau ARPAS a enregistré des températures encore supérieures sur certaines stations régionales, avec notamment 47,3 °C à Muravera le même jour.
Le contraste avec le littoral peut alors être spectaculaire. Pendant les situations ordinaires, la mer tempère efficacement les températures ; lors des poussées africaines les plus intenses, des vents de terre chauds et secs peuvent au contraire faire grimper brutalement le thermomètre jusque près de la côte.
Les nuits tropicales, durant lesquelles la température ne descend pas sous 20 °C, sont également fréquentes. La série secondaire 1991-2020 d’Elmas en donne environ 51 par an, essentiellement de juin à septembre, dont environ 16 en juillet et 19 en août. Là encore, ce chiffre constitue un ordre de grandeur plutôt qu’une normale officielle stricte en raison de quelques années manquantes.
Dans le cœur urbain de Cagliari et les secteurs directement exposés à une mer chaude, les nuits peuvent être encore plus douces. L’urbanisation ralentit le refroidissement tandis que la Méditerranée restitue pendant la nuit une partie de la chaleur emmagasinée pendant la journée.
La sécheresse estivale constitue cependant l’une des caractéristiques les plus fortes du climat de Cagliari. L’ISPRA établit seulement 402 mm de précipitations annuelles sur 1991-2020, ce qui fait de la capitale sarde l’une des grandes villes les plus sèches d’Italie.
La série mensuelle secondaire illustre la violence du contraste saisonnier : environ 12 mm en juin, moins de 5 mm en juillet et 17 mm en août, contre près de 77 mm en novembre.
Juillet est ainsi pratiquement aride. Plusieurs semaines peuvent se succéder sans aucune pluie significative, avec un dessèchement important de la végétation et des sols. Cette sécheresse, combinée aux températures élevées et au vent, contribue à augmenter fortement le risque de feux de végétation.
Le sud de la Sardaigne appartient d’ailleurs aux régions les plus sèches de l’île. Des sources régionales indiquent que certaines zones côtières méridionales restent sous 500 mm de précipitations annuelles, et que Capo Carbonara, plus à l’est, figure parmi les secteurs les plus secs du territoire italien.
Les orages estivaux sont peu fréquents à Cagliari, mais ils ne sont pas impossibles. Des épisodes isolés peuvent se produire lorsqu’une goutte froide ou une anomalie d’altitude traverse la Méditerranée occidentale. Dans un environnement très chaud, ces orages peuvent momentanément devenir intenses.
Le changement devient beaucoup plus net à partir de septembre et surtout octobre. La mer reste encore très chaude, tandis que les premières perturbations automnales commencent à pénétrer en Méditerranée. La disponibilité importante d’humidité peut alors favoriser des pluies beaucoup plus intenses.
L’automne constitue la principale saison des pluies. Dans la série climatologique mensuelle disponible à Elmas, les cumuls passent d’environ 40 mm en septembre à 47 mm en octobre puis 77 mm en novembre, ce dernier étant le mois le plus arrosé. Décembre reste relativement humide avec environ 54 mm.
Cette concentration automnale constitue un comportement typiquement méditerranéen. La quantité annuelle de pluie est faible, mais elle peut tomber sous forme d’épisodes courts et intenses.
Cagliari-Elmas a ainsi déjà enregistré jusqu’à 145 mm en 24 heures le 10 octobre 2018 dans la longue série consultable, soit plus du tiers du cumul annuel normal actuel en une seule journée.
Cette combinaison entre sécheresse prolongée et risque de pluies intenses est essentielle pour comprendre le climat méditerranéen sarde. Une année peut sembler globalement sèche tout en comportant quelques épisodes capables d’engendrer ruissellements, inondations rapides et difficultés urbaines.
Le vent constitue probablement, avec la sécheresse estivale, l’autre grande signature climatique de Cagliari. La Sardaigne est une île particulièrement ventilée et le maestrale, de nord-ouest, y joue un rôle majeur. Une étude utilisant les observations d’Elmas montre une forte représentation des vents d’ouest à nord-ouest et une faible fréquence des situations réellement calmes.
Le maestrale apporte généralement un air plus sec et peut sensiblement faire baisser les températures après une période de forte chaleur. En été, il procure parfois une sensation de fraîcheur appréciable sur le littoral.
Mais lorsqu’il souffle fort sur une végétation desséchée, il peut également favoriser la propagation rapide des incendies. Les autorités sardes soulignent que le maestrale est le vent dominant de l’île et qu’il peut jouer un rôle important dans la dynamique des feux.
Le sirocco, venant du sud-est, produit des conditions très différentes. Il transporte de l’air chaud depuis l’Afrique du Nord et peut s’accompagner de poussières sahariennes. Selon son parcours maritime, il peut aussi apporter davantage d’humidité et une sensation de chaleur lourde.
L’ensoleillement est particulièrement généreux. La série 1991-2020 disponible à Elmas totalise environ 2 650 heures de soleil par an, avec près de 341 heures en juillet, 306 heures en août et 305 heures en juin. Les valeurs hivernales restent elles-mêmes élevées, autour de 125 à 150 heures par mois.
Cette valeur doit être considérée comme légèrement moins robuste que les chiffres officiels ISPRA de température et de précipitations, puisque la série secondaire repose sur environ 27 années utilisables. Elle confirme néanmoins le caractère très lumineux du climat de Cagliari.
La mer et les nombreuses zones humides contribuent à créer des microclimats particuliers. Les étangs de Molentargius et Santa Gilla augmentent localement l’humidité, tandis que les reliefs urbains comme le Castello, Monte Urpinu ou la Sella del Diavolo sont davantage exposés au vent.
Le climat de Cagliari connaît aujourd’hui un réchauffement très net. L’ISPRA établit une moyenne annuelle de 17,4 °C sur 1991-2020, contre 18,0 °C sur 2015-2024, soit environ +0,6 °C. Les anomalies sont presque systématiquement positives au cours des quinze dernières années ; 2024 constitue la troisième année la plus chaude de la série étudiée.
À l’échelle de toute la Sardaigne, l’ARPAS confirme cette évolution : son rapport climatique 2025 indique des températures toujours supérieures à la référence 1981-2010 et une tendance à des chaleurs plus durables, tandis que les zones littorales enregistrent un nombre élevé de nuits tropicales.
Comparée à Palerme, Cagliari est un peu plus fraîche en moyenne annuelle et surtout plus sèche : environ 400 mm de pluie à Cagliari contre environ 600 mm dans la capitale sicilienne. Les deux villes partagent cependant des étés très secs et un potentiel de chaleur extrême lors des remontées sahariennes.
Comparée à Messine, Cagliari est considérablement plus sèche. Messine approche 1 000 mm annuels en raison du relief et de son exposition aux flux humides du détroit, tandis que Cagliari se situe dans l’un des secteurs les moins arrosés d’Italie.
Comparée à Catane, Cagliari présente un été tout aussi chaud, mais la sécheresse annuelle est encore plus marquée. Les deux villes peuvent dépasser 40 °C lors des plus fortes incursions africaines.
Comparée à Bari ou Tarente, Cagliari appartient au même grand domaine méditerranéen sec, mais son caractère insulaire et sa forte exposition au maestrale lui donnent une identité climatique particulière.
Comparée à Rome, Cagliari est beaucoup plus sèche et légèrement plus douce sur l’ensemble de l’année, avec une saison estivale longue et particulièrement pauvre en précipitations.
La signature climatique de Cagliari repose donc sur des hivers doux et lumineux, des printemps rapidement chauds, des étés longs, très chauds et presque arides, puis des automnes encore doux mais nettement plus pluvieux, le tout accompagné d’une forte exposition au vent, notamment au maestrale, et d’un potentiel exceptionnel de chaleur dans la plaine du Campidano.
Le climat de Cagliari en chiffres
À Cagliari-Elmas, située à seulement 4 m d’altitude, l’ISPRA établit une température moyenne annuelle officielle de 17,4 °C sur la période 1991-2020. La moyenne récente 2015-2024 atteint 18,0 °C.
Les normales mensuelles disponibles évoluent d’environ 10,2 °C en janvier à 25,9 °C en août. Les maximales moyennes passent de 14,6 °C en janvier à 31,6 °C en juillet et 32,0 °C en août, tandis que les minimales passent de 5,8 °C en janvier à 20,5 °C en août.
Les précipitations officielles atteignent seulement 402 mm par an sur 1991-2020 selon l’ISPRA. Une série mensuelle secondaire donne environ 425 mm, différence liée aux années disponibles et aux critères de calcul ; pour une page climatique, 402 mm est donc la valeur officielle à privilégier.
La répartition des pluies est extrêmement saisonnière : la série mensuelle donne environ 4,7 mm en juillet, contre 47 mm en octobre, 77 mm en novembre et 54 mm en décembre.
La pluie d’au moins 1 mm est observée environ 60 à 62 jours par an selon les périodes et les séries disponibles. La normale officielle 1981-2010 donnait environ 61 jours pluvieux, ce qui reste un bon ordre de grandeur pour le climat de la ville.
Les calculs secondaires 1991-2020 indiquent environ 65 journées par an atteignant ou dépassant 30 °C et environ 51 nuits tropicales. Ces valeurs doivent être utilisées comme ordres de grandeur, la source précisant que seules 27 années sont suffisamment complètes pour ce calcul.
Les gelées sont au contraire rares : la normale 1981-2010 en comptait environ 4 jours par an à Elmas et beaucoup moins encore sur le littoral urbain directement exposé à la mer.
L’ensoleillement atteint environ 2 650 heures par an dans la série disponible, dont 341 heures en juillet, 306 heures en août et 305 heures en juin.
Enfin, le record de chaleur de Cagliari-Elmas a été porté à 45,2 °C le 17 juillet 2026, contre 44,6 °C en juillet 2023. Le minimum historique demeure -4,8 °C en janvier 1981.
Avec 17,4 °C de température moyenne annuelle, seulement 402 mm de précipitations, quelque 2 650 heures de soleil, plus d’une soixantaine de journées à 30 °C ou davantage et un record désormais supérieur à 45 °C, Cagliari possède une signature climatique très affirmée : un climat méditerranéen insulaire parmi les plus secs et les plus lumineux d’Italie, tempéré par la mer et le maestrale mais capable de chaleurs extrêmes lorsque l’air africain envahit le sud de la Sardaigne.
