Quand partir à Milan ?
Climat continental
| Jan | Fév | Mars | Avril | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | |
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| Notre avis | ||||||||||||
| T° min | 0° | 3° | 7° | 10° | 14° | 17° | 20° | 19° | 16° | 10° | 5° | 1° |
| T° max | 6° | 9° | 15° | 20° | 24° | 29° | 32° | 31° | 26° | 20° | 13° | 7° |
| Jours de pluie | ||||||||||||
| Randonnée |
Températures Milan
Températures maximales moyennes en après-midi, estimées sur les normales climatiques récentes.
Précipitations Milan
Cumul mensuel moyen des précipitations, estimé sur les normales climatiques récentes.
Ensoleillement Milan (par jour)
Durée d'ensoleillement moyenne par jour, estimée sur les normales climatiques récentes.
Affluence Milan
Taux d'occupation des hôtels par mois
Estimation indicative de la fréquentation touristique mensuelle.
💡 Conseils pratiques — Milan
- ✓Meilleure période pour visiter : avril à juin et septembre-octobre (douceur, moins d'affluence).
- ✓Juillet-août : chaleur lourde et humide, orages fréquents en fin de journée.
- ✓Novembre à janvier : brouillard fréquent dans la plaine du Pô, ciel souvent gris.
- ✓Prévoir un parapluie toute l'année, les précipitations sont réparties sur tous les mois.
- ✓L'été peut être caniculaire : prévoir eau et protection solaire pour les visites (Duomo, Navigli).
🌡️ Climat tempéré à tendance continentale
- Hivers froids, parfois brumeux
- Étés chauds, parfois orageux
- Saisons intermédiaires agréables et douces
💧 Précipitations
- Pluie assez régulière toute l'année, sans saison sèche marquée
- Automne et printemps souvent plus pluvieux
- Orages possibles en été, surtout en fin de journée
☀️ Ensoleillement
- Hivers souvent gris, peu d'ensoleillement en décembre-janvier
- Printemps et début d'automne : plus lumineux et agréables
- Été : belles journées mais parfois chaleur lourde
💨 Vents et phénomènes météorologiques
- Brouillards fréquents en hiver
- Chaleur parfois pesante en été, risque de canicule ponctuel
Climat de Milan
Le climat de Milan
Milan possède un climat subcontinental humide, typique de la partie occidentale de la plaine du Pô. Malgré sa situation dans le nord de l’Italie, à seulement quelques dizaines de kilomètres des premiers reliefs alpins, la ville n’est pas soumise à un véritable climat montagnard. Elle se trouve au contraire au cœur d’une vaste plaine fermée au nord et à l’ouest par les Alpes et au sud par les Apennins, une configuration qui limite la circulation de l’air et accentue les contrastes entre les saisons.
Milan se situe à environ 120 m d’altitude, dans une région presque parfaitement plane. Les Alpes peuvent être visibles depuis la ville lors des journées particulièrement limpides, mais elles jouent surtout un rôle climatique majeur : elles protègent partiellement la plaine du Pô des circulations froides venues directement du nord tout en limitant la ventilation. Cette situation contribue à des hivers humides et souvent gris ainsi qu’à des étés très chauds et lourds.
Les hivers sont froids et humides. Dans la périphérie milanaise, les normales 1991-2020 de Milano-Linate donnent une température moyenne proche de 3 °C en janvier, alors que le centre-ville est plus doux sous l’effet de l’urbanisation. Les journées de décembre et janvier peuvent rester grises pendant de longues périodes, avec des températures parfois proches de 0 °C du matin au soir.
L’une des caractéristiques historiques de Milan est la fréquence des brouillards et des inversions thermiques. Pendant les situations anticycloniques hivernales, l’air froid et humide s’accumule dans les basses couches de la plaine du Pô tandis qu’une atmosphère plus douce peut être observée sur les reliefs environnants. Brouillards, brumes et stratus peuvent alors persister plusieurs jours, même si les brouillards très denses sont aujourd’hui moins fréquents au cœur de l’agglomération qu’au cours du XXe siècle.
Les gelées restent possibles de novembre à mars mais elles sont beaucoup moins nombreuses dans le centre de Milan que dans les campagnes lombardes. L’îlot de chaleur urbain est particulièrement efficace pendant les nuits calmes : les bâtiments, les routes et les surfaces minérales restituent la chaleur accumulée pendant la journée et empêchent les températures de descendre aussi bas que dans les secteurs ruraux voisins.
La neige fait partie du climat milanais, mais elle est irrégulière. Certains hivers peuvent connaître plusieurs chutes alors que d’autres restent pratiquement sans neige. Les épisodes importants se produisent généralement lorsqu’une masse d’air froid est déjà installée dans la plaine du Pô et qu’une perturbation humide arrive depuis la Méditerranée ou le golfe de Gênes. Les redoux peuvent toutefois rapidement transformer la neige en pluie dans le centre de l’agglomération.
Le printemps est une saison de transition rapide. Mars peut encore connaître des matinées froides, tandis qu’avril et surtout mai deviennent rapidement doux à chauds. Mai est également une période assez pluvieuse, les contrastes de température et l’humidité favorisant le développement d’averses et d’orages. À Milano-Brera, la normale de mai 1991-2020 se situe autour de 95 mm de précipitations.
À partir de juin, Milan entre dans une période beaucoup plus chaude. Les étés sont chauds, humides et souvent étouffants. Dans la périphérie à Linate, la normale 1991-2020 atteint environ 25 °C en juillet, avec une maximale moyenne légèrement supérieure à 30 °C. Le cœur de Milan conserve davantage de chaleur pendant la nuit et peut donc présenter une température moyenne encore plus élevée.
La forte humidité constitue une différence majeure avec les climats méditerranéens du sud de l’Italie. À Milan, une température de 30 à 33 °C peut être accompagnée d’une humidité importante et d’une ventilation très faible. La sensation de chaleur devient alors particulièrement marquée, notamment pendant les périodes anticycloniques.
Les nuits tropicales, durant lesquelles la température minimale reste supérieure à 20 °C, représentent une caractéristique désormais importante du climat milanais. Les observations de Milano-Brera montrent qu’elles étaient déjà de l’ordre de 50 à 60 par an sur la période 1991-2018, beaucoup plus que quelques décennies auparavant. La station de Brera, installée au cœur de la ville, met particulièrement bien en évidence l’effet de l’îlot de chaleur urbain.
Les vagues de chaleur peuvent être intenses. Dans le centre de Milan, une cinquantaine de journées par an atteignant ou dépassant 30 °C constituent désormais un ordre de grandeur climatologique pertinent. Lors d’années exceptionnellement chaudes, ce nombre peut devenir beaucoup plus élevé : 90 journées au-dessus de 30 °C ont par exemple été observées en 2022, contre une valeur climatologique annoncée autour de 55 jours pour le centre-ville.
Malgré cette chaleur estivale, Milan ne possède pas de véritable saison sèche. Les orages estivaux sont fréquents et constituent une composante essentielle du climat de la Lombardie. Les Alpes et les Préalpes situées immédiatement au nord favorisent le développement de cellules orageuses qui peuvent ensuite gagner la plaine.
Ces orages peuvent être violents, accompagnés de pluies torrentielles, de fortes rafales et de grêle parfois importante. L’été alterne donc régulièrement périodes chaudes et lourdes, dégradations orageuses puis baisses temporaires de température.
Les précipitations annuelles sont relativement abondantes. Le rapport climatique officiel de l’ISPRA retient pour Milano-Brera une normale 1991-2020 de 969 mm par an. Milan est ainsi nettement plus arrosée que plusieurs villes de la basse plaine du Pô. Sa proximité des Alpes et des Préalpes contribue à renforcer les précipitations au printemps et lors des situations orageuses.
Les précipitations connaissent néanmoins une forte variabilité d’une année à l’autre. Milan peut subir aussi bien des périodes de sécheresse prolongée que des séquences exceptionnellement humides. Cette variabilité est spectaculaire : à Milano-Brera, le premier semestre 2024 a reçu 973,8 mm de pluie, soit davantage que la normale annuelle entière, alors que le premier semestre 2022 avait été exceptionnellement sec.
L’automne est souvent doux pendant sa première partie, puis devient progressivement plus humide et brumeux. Octobre et novembre peuvent connaître des épisodes pluvieux importants sous l’influence des dépressions méditerranéennes et des flux humides remontant du golfe de Gênes.
Le vent est généralement faible à Milan. La ville est située dans une plaine entourée de reliefs sur plusieurs côtés, ce qui limite la ventilation moyenne. Des épisodes plus venteux surviennent néanmoins avec les orages, lors de certaines situations de nord-est ou lorsque le foehn alpin descend vers la plaine lombarde. Ce dernier apporte un air beaucoup plus sec, une excellente visibilité et parfois une hausse spectaculaire des températures.
Le foehn explique notamment certaines journées hivernales étonnamment douces et très lumineuses, durant lesquelles les Alpes deviennent parfaitement visibles depuis Milan alors que quelques heures auparavant la plaine pouvait être plongée dans la grisaille.
L’ensoleillement est modéré à l’échelle italienne. Milan reçoit environ 1 900 heures de soleil par an. L’hiver est nettement la saison la moins lumineuse, avec autour de deux heures de soleil quotidiennes en décembre et janvier, tandis que juillet approche neuf heures de soleil par jour.
Le climat de Milan est enfin fortement influencé par l’urbanisation. Milano-Brera, située en plein centre, affiche une température moyenne annuelle 1991-2020 de 15,5 °C, tandis que les stations périphériques sont sensiblement plus fraîches. L’ISPRA indique par ailleurs une moyenne de 16,2 °C sur la période 2015-2024, illustrant le réchauffement récent observé dans la ville.
Comparée à Turin, Milan est généralement plus humide et davantage soumise aux brouillards et à la chaleur lourde estivale. Comparée à Rome, elle connaît des hivers beaucoup plus froids mais des étés qui peuvent être presque aussi chauds, avec une humidité nettement supérieure. Comparée aux villes alpines, elle reste beaucoup plus chaude et ne bénéficie que rarement de la fraîcheur nocturne des reliefs.
La signature climatique de Milan repose donc sur un contraste marqué : hivers froids, humides et souvent gris ; printemps pluvieux et orageux ; étés très chauds, humides et parfois étouffants ; automnes souvent doux et à nouveau humides, le tout fortement accentué par l’îlot de chaleur de l’une des plus grandes agglomérations d’Italie.
Le climat de Milan en chiffres
À Milano-Brera, station historique située en plein centre-ville, la température moyenne annuelle atteint 15,5 °C sur la période 1991-2020. Sur la période plus récente 2015-2024, cette moyenne est montée à 16,2 °C, soit environ 0,7 °C de plus.
Dans la périphérie à Milano-Linate, moins influencée par l’îlot de chaleur du centre, la température moyenne évolue d’environ 3,2 °C en janvier à 25,1 °C en juillet. Les maximales moyennes passent d’environ 7,3 °C en janvier à 30,7 °C en juillet.
Les précipitations atteignent environ 969 mm par an à Milano-Brera selon la climatologie officielle ISPRA 1991-2020. Leur répartition ne présente pas la sécheresse estivale caractéristique du sud de l’Italie : le printemps et l’automne sont particulièrement arrosés et les orages apportent une part importante des pluies estivales.
L’ensoleillement représente environ 1 900 heures par an, avec autour de 60 heures en janvier contre environ 285 heures en juillet. Milan est ainsi beaucoup moins ensoleillée que Rome, Naples ou les grandes villes du sud de l’Italie, en particulier pendant l’hiver.
Les nuits tropicales sont particulièrement nombreuses dans le centre urbain. À Milano-Brera, elles se situaient déjà autour de 50 à 60 par an sur la période 1991-2018, alors qu’elles n’étaient qu’une trentaine par an sur la période 1961-1990.
Le gel présente l’évolution inverse. Il devient nettement moins fréquent dans le centre-ville sous l’effet conjoint du réchauffement climatique et de l’îlot de chaleur urbain, tandis qu’il reste sensiblement plus fréquent dans les campagnes de la plaine lombarde. ARPA Lombardia souligne cette différence particulièrement forte entre la station urbaine de Brera et les sites périphériques ou ruraux.
Avec environ 15,5 °C de température moyenne annuelle au centre, près de 970 mm de précipitations, quelque 1 900 heures de soleil, de nombreuses nuits tropicales et des maximales estivales moyennes voisines de 30 °C dans la périphérie, Milan possède un climat subcontinental humide très marqué par la plaine du Pô et fortement amplifié par l’îlot de chaleur urbain.
