Météo Canaries à 15 jours
Prévisions du 09 septembre 2026 au 23 septembre 2026
| Mois | T° moy | Pluie | T° mer | Notre avis |
|---|---|---|---|---|
| Jan. | 18 °C | 30 mm | 19 °C | ★★★★★ |
| Fév. | 18 °C | 25 mm | 19 °C | ★★★★★ |
| Mars | 19 °C | 20 mm | 19 °C | ★★★★★ |
| Avril | 19 °C | 10 mm | 19 °C | ★★★★★ |
| Mai | 20 °C | 5 mm | 20 °C | ★★★★★ |
| Juin | 22 °C | 2 mm | 21 °C | ★★★★★ |
| Juil. | 24 °C | 0 mm | 22 °C | ★★★★★ |
| Août | 25 °C | 0 mm | 23 °C | ★★★★★ |
| Sept. | 25 °C | 5 mm | 23 °C | ★★★★★ |
| Oct. | 23 °C | 15 mm | 23 °C | ★★★★★ |
| Nov. | 21 °C | 25 mm | 22 °C | ★★★★★ |
| Déc. | 19 °C | 35 mm | 20 °C | ★★★★★ |
Principales villes — Canaries
Climat des îles Canaries
Le climat des îles Canaries
Les îles Canaries possèdent un climat subtropical océanique, généralement doux toute l’année, mais extrêmement contrasté selon l’île, l’altitude et l’exposition aux vents. Situé dans l’Atlantique à proximité de la côte nord-ouest de l’Afrique, l’archipel bénéficie de températures beaucoup plus régulières que l’Espagne continentale.
Il serait cependant faux de parler d’un climat canarien unique. Lanzarote et Fuerteventura sont très sèches et presque désertiques, tandis que La Palma, La Gomera, El Hierro, Tenerife et Gran Canaria possèdent des versants beaucoup plus humides. À Tenerife, quelques dizaines de kilomètres permettent même de passer d’un littoral subtropical chaud et sec à un véritable climat de haute montagne au sommet du Teide, à 3 718 m.
L’AEMET utilise depuis janvier 2023 la période 1991-2020 comme référence climatique officielle. Les tableaux stationnels détaillés accessibles publiquement restent cependant souvent présentés sur la période 1981-2010 ; ils restent très utiles pour illustrer les différences considérables entre les différents secteurs de l’archipel.
Le climat canarien résulte principalement de quatre facteurs : la latitude subtropicale, l’océan Atlantique, les alizés de nord-est et le relief volcanique.
Les alizés jouent un rôle fondamental. Ils arrivent généralement du nord-est après avoir circulé au-dessus de l’Atlantique et transportent de l’humidité vers les îles. Lorsqu’ils rencontrent les reliefs de Tenerife, Gran Canaria, La Palma, La Gomera ou El Hierro, l’air s’élève et forme fréquemment une couche de nuages sur les versants exposés. Le Gouvernement des Canaries souligne ainsi que les versants au vent sont généralement beaucoup plus humides que ceux situés sous le vent.
Cette situation explique l’un des phénomènes climatiques les plus caractéristiques des Canaries : le « mar de nubes », ou mer de nuages. Les nuages restent souvent bloqués à moyenne altitude sur les versants nord tandis que les côtes méridionales et les sommets peuvent bénéficier simultanément d’un ciel dégagé.
Les différences peuvent être spectaculaires à Tenerife. À Tenerife Norte, situé à 632 m d’altitude sur un secteur exposé aux alizés, l’AEMET relève dans sa normale stationnelle une température moyenne annuelle de 16,8 °C et environ 520 mm de précipitations par an. À Tenerife Sur, à seulement 64 m d’altitude et sous le vent du relief, la température annuelle atteint 21,4 °C mais la pluviométrie chute à seulement 132 mm par an.
Cette différence de près de 400 mm de pluie par an à l’intérieur d’une même île résume parfaitement le climat canarien : l’altitude et l’exposition peuvent être plus importantes que la distance géographique.
Des hivers exceptionnellement doux sur les côtes
Les hivers sont très doux au niveau de la mer.
Sur les côtes méridionales de Tenerife, janvier affiche environ 18,4 °C de moyenne, avec une maximale moyenne de 21,7 °C et une minimale de 15,2 °C. Même en plein hiver, les après-midi dépassent donc fréquemment 20 °C.
À Gran Canaria, la situation est comparable : l’aéroport affiche environ 17,9 °C en janvier, avec 20,8 °C l’après-midi et 15 °C la nuit.
À Lanzarote, janvier atteint environ 17,4 °C, tandis que Fuerteventura affiche 17,6 °C. Les gelées sont pratiquement inexistantes sur les côtes orientales de l’archipel.
La mer joue ici le rôle d’un gigantesque régulateur thermique. Elle empêche les températures de descendre fortement pendant l’hiver tout en limitant également les excès de chaleur durant une grande partie de l’été.
Cela explique pourquoi les Canaries sont parfois surnommées les « îles de l’éternel printemps » : l’amplitude saisonnière sur les côtes n’est souvent que de 6 à 8 °C entre l’hiver et la fin de l’été.
Des étés chauds mais rarement étouffants en situation normale
Les étés sont chauds, secs et très ensoleillés, mais généralement moins extrêmes que dans l’Andalousie intérieure ou le centre de l’Espagne.
À Tenerife Sur, la température moyenne atteint environ 24,0 °C en juillet et 24,7 °C en août, avec des maximales de 27,7 à 28,4 °C.
À Lanzarote, août atteint environ 25,2 °C, avec une maximale moyenne de 29,1 °C.
À Fuerteventura, août affiche 24,6 °C, avec environ 27,8 °C l’après-midi et 21,5 °C la nuit.
Les nuits sont donc très douces sur les côtes. Entre juillet et septembre, elles restent fréquemment au-dessus de 20 °C, particulièrement dans les secteurs littoraux et urbanisés.
Les alizés tempèrent toutefois souvent la sensation de chaleur. Ils sont particulièrement importants à Fuerteventura et Lanzarote, dont les reliefs moins élevés laissent davantage circuler le vent.
Des épisodes de très forte chaleur restent possibles
Cette douceur générale ne signifie pas que les Canaries échappent aux vagues de chaleur.
Lorsque les alizés faiblissent et que des masses d’air très chaud remontent depuis le Sahara, les températures peuvent augmenter brutalement.
Les régions de moyenne altitude et les secteurs situés sous le vent peuvent alors devenir nettement plus chauds que le littoral.
Des températures supérieures à 35 °C, voire proches ou supérieures à 40 °C, sont possibles pendant les épisodes les plus intenses.
Ces situations sont souvent accompagnées de calima, c’est-à-dire de poussières minérales sahariennes en suspension.
La calima : une particularité majeure du climat canarien
La proximité du continent africain expose régulièrement les Canaries aux intrusions de poussières sahariennes.
L’AEMET définit la calima comme la présence de très petites particules solides dans l’atmosphère réduisant la visibilité. Aux Canaries, les masses d’air sec provenant du Sahara peuvent transporter d’importantes quantités de poussières jusque sur l’archipel.
Le ciel prend alors une teinte blanchâtre, jaunâtre ou orangée et les reliefs deviennent moins visibles.
Les épisodes de calima peuvent également être accompagnés d’une forte hausse des températures et d’une baisse de l’humidité, surtout dans les secteurs d’altitude intermédiaire.
Ils peuvent se produire toute l’année. L’AEMET indique notamment une fréquence importante des épisodes affectant les basses couches en février et mars, tandis que des intrusions estivales peuvent concerner davantage les moyennes et hautes altitudes.
Lanzarote et Fuerteventura : les îles les plus sèches
Lanzarote et Fuerteventura possèdent un climat subtropical aride, très différent de celui des îles occidentales montagneuses.
Le Gouvernement des Canaries estime la pluviométrie moyenne à seulement 156 mm/an sur Lanzarote et 120 mm/an sur Fuerteventura.
Les stations côtières confirment cette extrême sécheresse.
À Lanzarote-Aéroport, la normale stationnelle donne environ 111 mm de pluie par an, répartis sur seulement 19 jours avec au moins 1 mm. Juin, juillet et août sont pratiquement dépourvus de pluie.
Fuerteventura-Aéroport est encore plus sèche avec seulement 98 mm par an et environ 16 jours de pluie significative.
Ces quantités sont comparables à celles de certaines régions désertiques.
L’absence de hauts reliefs limite fortement la condensation des alizés. Les paysages sont donc largement minéraux, avec une végétation adaptée à la sécheresse et au vent.
Gran Canaria : une île aux multiples climats
Gran Canaria présente de très forts contrastes entre le nord, les montagnes centrales et le sud.
La moyenne pluviométrique insulaire est estimée à environ 300 mm par an, mais cette valeur masque une forte opposition entre les versants humides du nord et les régions beaucoup plus sèches autour de Maspalomas et du sud de l’île.
À l’aéroport, situé sur la façade orientale près du niveau de la mer, l’AEMET donne environ 21,1 °C de température annuelle et seulement 151 mm de pluie. Août atteint 24,6 °C, tandis que janvier reste à 17,9 °C.
En montant vers les montagnes centrales, les températures diminuent fortement et les précipitations augmentent.
Les sommets peuvent connaître des températures proches de 0 °C pendant les épisodes hivernaux froids, alors que les plages du sud dépassent simultanément 20 °C.
Tenerife : du subtropical à la haute montagne
Tenerife possède probablement la diversité climatique la plus spectaculaire de l’archipel.
La côte sud est très sèche, chaude et ensoleillée. Tenerife Sur ne reçoit qu’environ 132 mm de pluie par an dans la normale stationnelle AEMET et bénéficie d’environ 2 725 heures de soleil annuelles.
À Tenerife Norte, le climat devient beaucoup plus frais et humide : 16,8 °C de température annuelle et 520 mm de pluie, avec environ 78 jours de brouillard par an à l’aéroport de Los Rodeos situé à 632 m.
Au-dessus de la mer de nuages, le climat redevient plus sec.
Puis, en approchant du Teide, l’altitude impose progressivement un véritable climat de haute montagne.
À plus de 3 000 m, les températures hivernales deviennent régulièrement négatives et la neige peut recouvrir les sommets.
Le contraste est donc exceptionnel : au cours d’une même journée d’hiver, il est possible de connaître plus de 20 °C sur une plage du sud et des températures négatives avec neige sur le Teide.
La Palma : l’une des îles les plus humides
La Palma possède un climat nettement plus humide grâce à ses reliefs élevés et à son exposition directe aux alizés.
Le Gouvernement des Canaries estime sa pluviométrie moyenne à environ 740 mm par an, la plus élevée des principales îles de l’archipel.
La station de La Palma-Aéroport, directement située sur le littoral, est moins arrosée avec environ 369 mm par an, mais reçoit déjà beaucoup plus de pluie que Lanzarote ou Fuerteventura.
Décembre atteint environ 80 mm, novembre 70 mm, alors que juillet et août ne reçoivent qu’environ 1 mm chacun.
La saisonnalité des pluies reste donc très marquée malgré l’importance des alizés : hiver humide et été presque sec sur le littoral.
Les reliefs et forêts de La Palma captent cependant beaucoup d’humidité supplémentaire grâce aux nuages.
La Gomera et El Hierro
La Gomera et El Hierro présentent également une forte opposition entre versants.
Le Gouvernement des Canaries estime la pluviométrie moyenne à environ 500 mm/an pour La Gomera et 400 mm/an pour El Hierro.
Les versants exposés au nord et au nord-est sont plus verts et plus humides, tandis que les côtes méridionales restent nettement plus sèches.
La forêt de lauriers présente dans certaines régions élevées constitue directement une conséquence de l’humidité fournie par les nuages des alizés.
Des précipitations extrêmement irrégulières
Malgré leur réputation de climat calme, les Canaries peuvent connaître des pluies très intenses.
La majorité de l’année peut être très sèche, notamment sur les îles orientales et les côtes méridionales, mais certaines perturbations atlantiques ou dépressions peuvent apporter de fortes précipitations en quelques heures.
Le relief concentre parfois ces pluies sur des versants précis.
Les ravins, souvent complètement secs, peuvent alors se remplir rapidement et provoquer ruissellements et crues soudaines.
Cette irrégularité constitue une caractéristique importante du climat subtropical canarien : les faibles moyennes annuelles ne signifient pas que les pluies fortes sont impossibles.
L’hiver : la principale saison des pluies
L’essentiel des précipitations tombe entre octobre et mars.
À Tenerife Sur, décembre atteint environ 30 mm, novembre 26 mm et février 20 mm, alors que juin et juillet enregistrent normalement presque aucune pluie.
À La Palma-Aéroport, le contraste est encore plus fort : environ 80 mm en décembre, 70 mm en novembre et 57 mm en février, contre seulement 1 mm en juillet et août.
Les perturbations atlantiques constituent la principale origine de ces pluies hivernales.
Le printemps
Le printemps est généralement doux, lumineux et progressivement plus sec.
Avril et mai connaissent des températures très agréables sur les côtes, souvent autour de 20 à 25 °C l’après-midi.
Les pluies deviennent rapidement rares sur les îles orientales et les côtes méridionales.
Les alizés peuvent cependant maintenir une importante couverture nuageuse sur les versants nord des îles montagneuses.
L’été
L’été est chaud, extrêmement sec et venteux dans une grande partie de l’archipel.
Les températures côtières restent souvent comprises entre 25 et 30 °C en journée.
Les précipitations deviennent pratiquement inexistantes à Lanzarote, Fuerteventura, Gran Canaria sud et Tenerife sud.
Les versants nord montagneux conservent davantage de nuages sous l’influence des alizés.
L’océan empêche généralement les températures de devenir excessives, sauf lors des invasions d’air saharien.
L’automne
Septembre reste généralement pleinement estival.
Octobre conserve des températures élevées, mais les premières perturbations importantes peuvent commencer à toucher l’archipel.
Novembre marque une augmentation plus nette du risque de pluie, notamment sur les îles occidentales.
La mer restant chaude, les dégradations automnales peuvent parfois s’accompagner d’averses fortes et d’orages.
L’ensoleillement
L’ensoleillement est l’une des caractéristiques majeures des Canaries, mais là encore les différences régionales sont importantes.
Lanzarote-Aéroport reçoit environ 2 986 heures de soleil par an dans la normale stationnelle AEMET.
Fuerteventura approche 2 836 heures par an.
Tenerife Sur atteint environ 2 725 heures, tandis que La Palma-Aéroport, davantage exposé aux nuages des alizés, se situe autour de 2 106 heures.
Le sud des îles montagneuses et les îles orientales sont donc généralement les secteurs les plus ensoleillés.
Le vent
Le vent de nord-est, associé aux alizés, est extrêmement fréquent.
Il est particulièrement sensible à Fuerteventura, Lanzarote et sur les façades exposées des autres îles.
Le relief peut accélérer considérablement le vent dans certains couloirs, caps et vallées.
Les épisodes dépressionnaires d’automne et d’hiver peuvent également provoquer des rafales fortes, parfois très violentes dans les zones élevées.
La neige : rare, sauf en haute montagne
La neige est évidemment inexistante sur la quasi-totalité des côtes.
Elle reste également exceptionnelle sur les îles de faible altitude.
En revanche, les sommets élevés de Tenerife et ponctuellement de La Palma peuvent connaître la neige en hiver.
Le Teide, culminant à 3 718 m, peut être largement enneigé alors que les plages situées quelques dizaines de kilomètres plus loin connaissent un temps doux et ensoleillé.
Ce contraste constitue l’une des signatures les plus spectaculaires du climat canarien.
Le climat des Canaries en chiffres
Les Canaries ne peuvent pas être résumées par une seule température ou une seule pluviométrie.
Les données officielles montrent notamment les ordres de grandeur suivants :
| Île | Pluviométrie moyenne indicative |
|---|---|
| Fuerteventura | 120 mm/an |
| Lanzarote | 156 mm/an |
| Gran Canaria | 300 mm/an |
| Tenerife | 394 mm/an |
| El Hierro | 400 mm/an |
| La Gomera | 500 mm/an |
| La Palma | 740 mm/an |
Ces chiffres correspondent à des moyennes insulaires communiquées par le Gouvernement des Canaries : les différences à l’intérieur de chaque île peuvent être considérables.
Quelques stations côtières permettent de mesurer encore mieux les contrastes :
| Station | T° annuelle | Pluie annuelle | Ensoleillement |
|---|---|---|---|
| Tenerife Sud | 21,4 °C | 132 mm | ≈ 2 725 h |
| Gran Canaria Aéroport | 21,1 °C | 151 mm | très élevé |
| Fuerteventura Aéroport | 21,1 °C | 98 mm | 2 836 h |
| Lanzarote Aéroport | 21,1 °C | 111 mm | 2 986 h |
| La Palma Aéroport | 20,7 °C | 369 mm | 2 106 h |
| Tenerife Nord, 632 m | 16,8 °C | 520 mm | plus nuageux |
Ces tableaux détaillés AEMET correspondent actuellement à la normale stationnelle 1981-2010 disponible sur son portail ; l’AEMET utilise désormais 1991-2020 comme période climatique officielle pour sa surveillance et ses analyses récentes.
Le contraste thermique saisonnier reste particulièrement faible près de la mer : les températures moyennes côtières tournent généralement autour de 17 à 19 °C en janvier et 24 à 25 °C en août.
Les gelées sont pratiquement inexistantes sur le littoral.
Les pluies estivales sont extrêmement rares dans les zones les plus sèches : Lanzarote et Fuerteventura enregistrent normalement presque 0 mm en juin, juillet et août.
À l’inverse, les versants montagneux exposés aux alizés peuvent recevoir plusieurs centaines de millimètres supplémentaires au cours de l’année.
Avec plus de 20 °C de température moyenne annuelle sur de nombreuses côtes, des hivers où les après-midi dépassent régulièrement 20 °C, près de 3 000 heures de soleil sur les îles les plus lumineuses, moins de 100 à 150 mm de pluie sur certains littoraux orientaux, mais plusieurs centaines de millimètres sur les îles montagneuses, les Canaries possèdent une signature climatique exceptionnelle : un climat subtropical océanique remarquablement doux, mais profondément transformé par les alizés et le relief, allant des paysages presque désertiques de Fuerteventura et Lanzarote aux forêts humides de La Palma et à la haute montagne enneigée du Teide.
