Carte du moustique tigre en France : découvrez sa progression
Le moustique tigre est devenu, année après année, un sujet de préoccupation croissant en France. Arrivé en métropole en 2004, cet insecte originaire d’Asie du Sud-Est s’est implanté progressivement dans la quasi-totalité du territoire, au point qu’il est aujourd’hui difficile de trouver un département qui lui échappe encore complètement. Comprendre cette progression, ses causes et ses conséquences permet de mieux anticiper la présence de ce moustique près de chez soi.
Une progression fulgurante depuis 2004
Le premier signalement du moustique tigre (Aedes albopictus) en France métropolitaine remonte à 1999, mais sa véritable implantation démarre en 2004. Depuis, la progression n’a jamais cessé :
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2022 : 71 départements colonisés sur 96.
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Début 2025 : 81 départements colonisés, soit 6 574 communes touchées.
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Janvier 2026 : 83 départements métropolitains sur 96 désormais durablement implantés.
Le délai entre l’apparition d’un premier foyer dans un département et sa colonisation durable s’est considérablement raccourci, passant de plusieurs années à moins d’un an dans certains cas récents, sous l’effet conjugué du réchauffement climatique et de la mobilité humaine accrue.
Autre indicateur préoccupant : la transmission autochtone de maladies progresse elle aussi. En 2025, la France a enregistré 2 398 cas de chikungunya importés et une transmission locale sans précédent, avec 81 foyers et environ 809 cas autochtones, c’est-à-dire contractés sur le sol français sans voyage à l’étranger.
Pourquoi certaines régions sont plus touchées
L’implantation du moustique tigre n’est pas homogène sur le territoire. Les autorités sanitaires distinguent deux niveaux : les départements faiblement colonisés, où moins de 40 % des communes sont touchées, et les départements fortement colonisés, où ce seuil est dépassé.
Les zones les plus exposées aujourd’hui sont sans surprise concentrées dans le sud et les grandes métropoles :
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Le littoral méditerranéen, en particulier Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie, où le climat chaud offre des conditions optimales presque toute l’année.
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L’Île-de-France, véritable carrefour de propagation en raison de la densité de population et des flux de déplacement.
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La vallée du Rhône et l’agglomération lyonnaise.
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Le Sud-Ouest, avec la Nouvelle-Aquitaine en forte progression.
À l’inverse, certaines régions comme la Bretagne, la Normandie, les Hauts-de-France ou le Grand Est n’ont pour l’instant enregistré aucun cas autochtone documenté, même si le moustique y est parfois déjà présent. Les massifs montagneux restent, eux, largement épargnés en raison de températures encore trop basses pour permettre au moustique de compléter son cycle de reproduction.
Visualiser la progression grâce à une carte interactive
Évolution du moustique tigre en France métropolitaine
Pour comprendre concrètement cette expansion près de chez soi, rien ne vaut une carte interactive actualisée régulièrement. Le ministère de la Santé publie des cartes officielles de présence du moustique tigre en France métropolitaine, avec un historique département par département depuis 2004 jusqu’à aujourd’hui, ainsi qu’une carte du pourcentage de population exposée par département.
Des outils communautaires permettent d’aller encore plus loin, jusqu’à l’échelle de la commune, en croisant les signalements citoyens avec les données officielles de l’ANSES. Il est ainsi possible de rechercher directement sa ville ou son code postal pour connaître le statut d’implantation local, entre commune non colonisée, faiblement colonisée ou fortement colonisée.
Chacun peut également contribuer à cette cartographie en signalant une observation via le portail dédié de l’ANSES, avec une photo du spécimen à l’appui. C’est particulièrement utile dans les départements encore peu documentés, où les données manquent pour affiner la carte.
Pour aller plus loin, consultez nos dossiers complets sur Météo & Santé.
