Climat de l’Orne (61)
Le climat de l’Orne
L’Orne possède un climat océanique tempéré, mais son éloignement du littoral et la diversité de son relief rendent les contrastes plus marqués que dans les départements normands directement ouverts sur la Manche. Le département se situe à la rencontre du Massif armoricain et du Bassin parisien : à l’ouest dominent bocage, collines et reliefs accidentés, tandis que le centre s’ouvre autour des plaines d’Argentan, de Sées et d’Alençon et que l’est retrouve les paysages vallonnés du Perche et du Pays d’Ouche. Cette organisation géographique explique une répartition très inégale des pluies.
Le Bocage ornais, autour de Flers, Domfront et des reliefs proches de la Suisse normande, est le secteur le plus directement exposé aux perturbations atlantiques. Les masses d’air humides venant de l’ouest rencontrent les hauteurs du Massif armoricain et donnent davantage de précipitations. Entre le Bocage et la forêt d’Écouves, les cumuls annuels atteignent généralement 900 à 1 100 mm, avec des températures légèrement plus fraîches sur les points les plus élevés.
Au centre, le climat devient nettement plus sec. Les plaines d’Argentan, Sées et Alençon se trouvent en partie abritées derrière les reliefs occidentaux et reçoivent plutôt 700 à 770 mm par an. Les amplitudes thermiques y sont également plus importantes : les nuits hivernales peuvent être froides et les gelées régulières, tandis que les journées estivales dépassent ponctuellement 30 °C. Cette région centrale est ainsi plus continentale que le Bocage malgré une distance assez faible.
À l’est, le Perche et le Pays d’Ouche retrouvent davantage de relief, de forêts et de bocage. Les hauteurs de Bellême et les collines percheronnes reçoivent généralement 800 à 900 mm de pluie par an. Les étés y sont plutôt frais à l’échelle du Bassin parisien, tandis que brouillards, humidité et gelées accompagnent régulièrement la saison froide.
Les saisons restent typiquement normandes. L’automne et l’hiver sont les périodes les plus humides et venteuses, avec des pluies souvent modérées mais répétées. Le printemps peut connaître des retours de fraîcheur et des gelées tardives. L’été reste généralement tempéré, même si les plaines centrales chauffent davantage que les collines occidentales. La neige n’est pas exceptionnelle, mais elle tient rarement longtemps en plaine et devient un peu plus régulière sur les hauteurs d’Écouves et du Bocage.
Comparée au Calvados, l’Orne est plus continentale puisqu’elle ne possède aucune façade maritime ; comparée à la Sarthe, elle est plus humide et plus fraîche dans ses secteurs occidentaux et élevés. Son identité climatique repose ainsi sur un Bocage très océanique et arrosé, des plaines centrales plus sèches et contrastées et un Perche à nouveau plus frais et humide.
Le climat de l’Orne en chiffres
À Alençon-Valframbert, située à 143 m, la température moyenne annuelle atteint environ 11,3 °C sur la normale 1991-2020.
La station reçoit environ 744 mm de précipitations par an, contre généralement 900 à 1 100 mm sur les reliefs occidentaux du Bocage et d’Écouves.
L’ensoleillement atteint environ 1 727 heures par an, de seulement 60 heures en janvier à plus de 222 heures en juillet.
Alençon connaît environ 44 jours de gel mais seulement 8 journées à 30 °C ou davantage chaque année.
Avec environ 744 mm de pluie à Alençon mais jusqu’à 1 100 mm sur ses hauteurs occidentales, l’Orne présente une nette opposition entre plaines relativement sèches et reliefs normands très exposés aux perturbations atlantiques.
