Voiture électrique : l’IMT propose une vignette annuelle à partir de 2030
Une nouvelle vignette automobile pourrait-elle accompagner la transition électrique ? Dans son Baromètre de la fiscalité routière publié le 23 septembre 2026, l’Institut Mobilités en Transition (IMT) recommande une redevance annuelle applicable aux véhicules, électriques comme thermiques, à partir de 2030. Cette proposition vise à préserver les recettes publiques : elle ne constitue pas une nouvelle obligation adoptée.
Une fiscalité fragilisée par la baisse des carburants
Selon les estimations de l’IMT, la fiscalité routière a généré 67,5 milliards d’euros en 2025 pour l’État, les collectivités territoriales et la Sécurité sociale. Ce total rassemble plusieurs prélèvements, notamment les taxes sur les carburants, l’achat des véhicules et les assurances.
À fiscalité inchangée, leur contribution aux recettes publiques passerait de 4,6 % en 2025 à 3,4 % en 2035. L’institut estime alors le manque à gagner à 22 milliards d’euros par rapport à un scénario maintenant cette contribution proportionnelle au niveau de 2025.
Ce chiffre ne correspond donc pas à une disparition de 22 milliards de recettes actuellement encaissées. L’électrification expliquerait environ la moitié de cette érosion relative ; le reste proviendrait notamment de taxes non indexées sur l’inflation et du développement de carburants moins taxés.
Une redevance modulée, plutôt qu’un tarif unique
La proposition consiste à taxer la détention du véhicule chaque année, plutôt que de dépendre principalement de sa consommation de carburant. Son montant varierait selon des critères environnementaux et sociaux, dont les caractéristiques du véhicule, les revenus du ménage, son lieu de résidence et le nombre de véhicules possédés.
L’IMT avance un montant moyen de l’ordre de 140 € par an en 2030 pour une voiture particulière détenue par un particulier. Il s’agit d’une estimation dans le scénario proposé, pas d’un barème fixé par les pouvoirs publics.
Dans sa présentation, l’institut évoque une contribution inférieure à 50 € pour certains ménages modestes ruraux propriétaires d’un véhicule électrique. L’objectif affiché est de préserver l’intérêt économique de l’électrique tout en répartissant différemment la charge fiscale.
Des projections qui ne valent pas décision
Le rapport repose sur une modélisation du parc automobile, des consommations d’énergie et des mécanismes fiscaux en France métropolitaine jusqu’en 2035. Ses résultats dépendent des hypothèses retenues : ils éclairent un débat budgétaire sans établir un calendrier réglementaire obligatoire.
Pour les automobilistes, aucun achat de vignette ni paiement ne découle de cette publication. Cette redevance envisagée doit également être distinguée de Crit’Air, le certificat de classement environnemental existant, délivré sans renouvellement annuel.
À retenir
- L’annonce provient de l’IMT, qui formule des recommandations.
- La redevance proposée concernerait aussi les véhicules thermiques.
- Les 140 € annuels représentent une moyenne estimée pour 2030.
- Aucun tarif individuel ni obligation ne résulte de ce rapport.
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Sources
- Institut Mobilités en Transition — Présentation du Baromètre de la fiscalité routière, 23 septembre 2026. Iddri
- IMT — Rapport complet « 68 milliards en sursis », septembre 2026. 2026
- IMT — Présentation des montants et des modulations envisagés, publication consultée le 5 octobre 2026. Institut Mobilités en Transition
- Service Public — Vignette ou pastille Crit’Air, consulté le 5 octobre 2026.




