Météo Andorre à 15 jours
Prévisions du 09 septembre 2026 au 23 septembre 2026
| Mois | T° moy | Pluie | Notre avis |
|---|---|---|---|
| Jan. | -1 °C | 45 mm | ★★★★★ |
| Fév. | 0 °C | 45 mm | ★★★★★ |
| Mars | 3 °C | 55 mm | ★★★★★ |
| Avril | 6 °C | 70 mm | ★★★★★ |
| Mai | 10 °C | 90 mm | ★★★★★ |
| Juin | 14 °C | 80 mm | ★★★★★ |
| Juil. | 17 °C | 65 mm | ★★★★★ |
| Août | 17 °C | 75 mm | ★★★★★ |
| Sept. | 14 °C | 65 mm | ★★★★★ |
| Oct. | 9 °C | 60 mm | ★★★★★ |
| Nov. | 4 °C | 55 mm | ★★★★★ |
| Déc. | 0 °C | 50 mm | ★★★★★ |
Principales villes — Andorre
Climat de l’Andorre
Le climat de l’Andorre
L’Andorre possède un climat de montagne pyrénéen, fortement déterminé par l’altitude et le relief, avec des influences à la fois méditerranéennes, continentales et atlantiques. Malgré sa très faible superficie, le pays présente des contrastes climatiques considérables : le territoire s’étage d’environ 840 m dans les vallées méridionales à 2 942 m au Comapedrosa, tandis que de nombreux sommets dépassent 2 500 m.
Il serait donc trompeur de parler d’un seul climat andorran. Les fonds de vallée connaissent des étés relativement chauds et ensoleillés et des hivers froids mais souvent assez secs, alors que les secteurs situés au-dessus de 2 000 m présentent un véritable climat de haute montagne, avec gel fréquent, neige durable et étés courts et frais.
Le Servei Meteorològic Nacional d’Andorra utilise désormais la période 1991-2020 comme normale climatique de référence, notamment à la station du Roc de Sant Pere, qui représente Andorre-la-Vieille.
À l’échelle du pays, la cartographie climatique officielle souligne surtout l’importance du gradient altitudinal. Le Gouvernement d’Andorre estime à environ 5,8 °C la température moyenne spatiale du territoire et à environ 958 mm la précipitation annuelle moyenne, ces valeurs correspondant à l’ensemble du pays et intégrant donc les vastes zones de haute montagne.
Le climat d’Andorre appartient essentiellement au domaine pyrénéen à influence méditerranéenne, mais l’exposition des versants modifie fortement les conditions. Les flux de sud et d’est apportent davantage d’influences méditerranéennes, tandis que les secteurs septentrionaux sont plus sensibles aux perturbations atlantiques et aux masses d’air froid venant de France.
L’altitude constitue néanmoins le facteur dominant. Entre Andorre-la-Vieille, située vers 1 020 m, et le Pas de la Case, à plus de 2 000 m, la différence de température moyenne atteint couramment plusieurs degrés. Les observations disponibles suggèrent un gradient voisin de 0,6 à 0,7 °C par 100 m, avec une variabilité selon la saison et la situation météorologique.
Les hivers sont froids, mais leur rigueur dépend énormément de l’altitude. À Andorre-la-Vieille, la station du Roc de Sant Pere, située à 1 113 m, donne sur 1991-2020 une maximale moyenne de 9,1 °C en janvier et une minimale moyenne de −0,2 °C. Février atteint environ 10,9 °C l’après-midi et 0 °C la nuit.
Ces valeurs montrent qu’en fond de vallée les journées hivernales peuvent être relativement douces au soleil. L’air sec, l’ensoleillement montagnard et les inversions thermiques produisent fréquemment de grandes différences entre une pente exposée au sud, un fond de vallée à l’ombre et les secteurs élevés.
Les gelées sont en revanche très fréquentes. Andorre-la-Vieille en compte environ 55 par an, dont une quarantaine pendant l’hiver. Janvier en totalise environ 15, février 13 et décembre 12 dans la série 1991-2020.
En haute montagne, la situation devient radicalement différente. À environ 2 090 m, la station de Grau Roig compte dans sa série récente plus de 160 jours de gel par an, avec des minimales moyennes proches de −6 °C en janvier. Cette série est plus courte que 1991-2020 et ne constitue donc pas une normale trentenaire, mais elle illustre parfaitement l’effet de l’altitude.
Les inversions thermiques sont fréquentes pendant les situations anticycloniques. L’air froid peut s’accumuler dans les fonds de vallée tandis que les pentes situées quelques centaines de mètres plus haut connaissent temporairement des températures plus élevées.
La neige constitue naturellement un élément essentiel du climat andorran, mais elle n’est pas répartie uniformément. Dans les vallées les plus basses, les précipitations hivernales tombent régulièrement sous forme de pluie ou de neige fondante.
Au-dessus d’environ 1 500 à 1 800 m, les épisodes neigeux deviennent beaucoup plus fréquents et le manteau neigeux peut persister pendant plusieurs mois. La saison d’enneigement naturel s’étend généralement de novembre à avril, parfois jusque tard au printemps sur les versants élevés et les sommets.
Cette différence explique une situation classique en Andorre : il peut pleuvoir à Andorre-la-Vieille tandis qu’il neige fortement à Soldeu, Grau Roig ou au Pas de la Case.
Les stations de ski de Grandvalira, Pal Arinsal et Ordino Arcalís bénéficient directement de ce climat montagnard, même si l’enneigement naturel varie fortement d’une année à l’autre et est aujourd’hui complété par la neige de culture.
L’hiver est paradoxalement une saison assez sèche dans les vallées centrales. À Andorre-la-Vieille, les normales 1991-2020 donnent seulement 48 mm en janvier, 28 mm en février et 45 mm en décembre, soit environ 121 mm sur l’ensemble de l’hiver.
Cette faiblesse relative des précipitations hivernales constitue une particularité du versant pyrénéen à influence méditerranéenne. Contrairement à certaines régions alpines ou aux Pyrénées occidentales, la saison froide n’est pas nécessairement la plus humide.
Le printemps est très progressif et extrêmement dépendant de l’altitude. En mars, Andorre-la-Vieille atteint déjà une maximale moyenne de 13,8 °C, puis 15,6 °C en avril et 19,6 °C en mai. Les minimales restent respectivement autour de 2,1, 4,2 et 7,6 °C.
À 2 000 m, l’hiver se prolonge beaucoup plus longtemps. Des gelées restent fréquentes jusque pendant avril et d’importantes quantités de neige peuvent subsister sur les versants ombragés.
Le printemps devient également plus humide. Les précipitations à Andorre-la-Vieille augmentent de 42 mm en mars à 66 mm en avril puis 87 mm en mai. Mai est même le mois le plus arrosé de la normale de la capitale.
Les orages commencent à devenir fréquents en mai, en particulier sur les reliefs. Le réchauffement diurne des pentes favorise les mouvements ascendants et la convection, surtout lorsque de l’air froid circule en altitude.
Les étés sont chauds dans les fonds de vallée mais frais en haute montagne. À Andorre-la-Vieille, les maximales moyennes atteignent 24,4 °C en juin, 27,7 °C en juillet et 27,4 °C en août. Les minimales restent nettement plus tempérées, entre 11 et 13 °C.
Cette forte amplitude quotidienne constitue une caractéristique importante du climat andorran. Une journée estivale proche de 30 °C peut être suivie d’une nuit inférieure à 15 °C.
À environ 2 000 m, les maximales estivales ne dépassent généralement que 18 à 20 °C. Les nuits restent fraîches, parfois sous 10 °C même au cœur de juillet et août.
Les 30 °C sont désormais régulièrement dépassés dans la vallée centrale, mais restent beaucoup moins fréquents qu’en Catalogne voisine. La climatologie 1991-2020 calculée à Roc de Sant Pere suggère environ une vingtaine de journées à 30 °C ou davantage par an, principalement en juillet et août.
Les vagues de chaleur peuvent toutefois devenir sévères. Les vallées andorranes dépassent aujourd’hui ponctuellement 35 °C lors des remontées d’air subtropical en provenance de la péninsule Ibérique et de l’Afrique du Nord.
L’année 2025, par exemple, a connu jusqu’à 37,8 °C à Roc de Sant Pere, avec plusieurs vagues de chaleur et des records dans la vallée centrale. Cet exemple récent ne constitue évidemment pas une normale climatique mais illustre le potentiel croissant de chaleur dans les secteurs bas.
Contrairement aux régions méditerranéennes de basse altitude, l’été n’est pas réellement sec en Andorre. Juin reçoit environ 78 mm, juillet 63 mm et août 77 mm à Andorre-la-Vieille, soit environ 218 mm au total.
L’été est ainsi pratiquement aussi arrosé que l’automne dans la capitale.
Cette particularité est principalement liée aux orages de montagne. Ils se développent fréquemment pendant les après-midi chauds, surtout en juin, juillet et août. Ils peuvent être très localisés : une vallée peut rester sèche tandis qu’un bassin voisin reçoit une forte averse.
Les orages peuvent être accompagnés de pluies intenses, de grêle, de fortes rafales et d’une baisse rapide des températures. En haute montagne, ces changements peuvent être particulièrement brutaux.
Les précipitations estivales expliquent aussi pourquoi la végétation reste souvent verdoyante à moyenne et haute altitude malgré un ensoleillement important.
L’automne commence généralement dans une atmosphère encore douce. À Andorre-la-Vieille, septembre conserve une maximale moyenne de 22,9 °C, pour une minimale de 10 °C. Octobre atteint encore environ 18,2 °C l’après-midi, avant une chute rapide en novembre à 12,4 °C.
Les premières gelées réapparaissent généralement en novembre dans les vallées, et plusieurs semaines plus tôt en altitude.
Les précipitations restent importantes : 69 mm en septembre, 75 mm en octobre et 73 mm en novembre, soit environ 217 mm sur la saison à Andorre-la-Vieille.
Les perturbations méditerranéennes peuvent ponctuellement provoquer des épisodes de pluie forte, particulièrement lorsque des flux de sud ou sud-est remontent vers les Pyrénées.
À l’inverse, les flux venant du nord peuvent apporter un refroidissement brutal et les premières chutes de neige sur les sommets dès septembre ou octobre.
Le régime annuel des précipitations est donc assez particulier : les fonds de vallée sont relativement secs en hiver, tandis que printemps, été et automne apportent davantage de précipitations.
À Andorre-la-Vieille, la somme des normales mensuelles 1991-2020 atteint environ 750 mm par an. Cela représente nettement moins que la moyenne spatiale nationale estimée autour de 958 mm, car une grande partie du territoire se trouve en altitude et reçoit davantage de précipitations que la vallée centrale.
Certaines zones de haute montagne dépassent largement 1 000 mm par an, tandis que les vallées méridionales relativement abritées sont plus sèches. La cartographie climatique officielle montre ainsi de fortes variations spatiales de température, de pluie et de neige sur un territoire pourtant très réduit.
Le soleil joue également un rôle important. La situation pyrénéenne et l’influence méditerranéenne permettent de longues périodes lumineuses, notamment en hiver lorsque les perturbations restent au nord ou à l’ouest.
Les versants exposés au sud peuvent alors connaître des températures remarquablement douces en journée, tandis que les vallées encaissées restant à l’ombre conservent de fortes gelées. Cette différence d’exposition est particulièrement sensible en décembre et janvier, lorsque le soleil demeure bas.
Le vent dépend énormément du relief. Les vallées canalisent les circulations, tandis que les cols et les sommets sont beaucoup plus exposés.
Le col d’Envalira, situé à plus de 2 400 m, connaît régulièrement des vents forts, des congères et des conditions hivernales difficiles. Les écarts avec Andorre-la-Vieille peuvent être considérables à seulement quelques dizaines de kilomètres.
La classification climatique de Köppen n’est donc pas unique pour l’ensemble du pays. Les fonds de vallée appartiennent à un climat tempéré de montagne relativement continentalisé, alors que les niveaux supérieurs évoluent progressivement vers un climat subalpin puis alpin. Il est plus pertinent pour le grand public de parler simplement de climat montagnard pyrénéen à influence méditerranéenne plutôt que d’attribuer une seule lettre Köppen à toute l’Andorre.
Le changement climatique est particulièrement important dans ce pays de montagne. Les séries historiques andorranes montrent une hausse significative des températures. Une étude portant sur plusieurs stations entre 1935 et 2008 a calculé une augmentation d’environ 0,13 à 0,15 °C par décennie pour les maximales annuelles, avec jusqu’à +0,22 °C par décennie pour les maximales estivales.
Des analyses gouvernementales sur 1950-2010 donnaient également une tendance d’environ +0,14 °C par décennie, accompagnée d’une diminution des précipitations cumulées sur cette période.
Le réchauffement se traduit notamment par moins de jours de gel, davantage de journées très chaudes et une saison d’enneigement plus vulnérable, surtout aux altitudes intermédiaires.
L’hiver et le printemps ont montré dans plusieurs analyses récentes des augmentations thermiques particulièrement marquées. Le Gouvernement d’Andorre indiquait notamment des tendances de l’ordre de +0,18 °C par décennie en hiver et +0,21 °C par décennie au printemps dans les séries étudiées.
Cette évolution ne signifie pas la disparition de la neige en haute montagne, mais elle modifie progressivement la limite pluie-neige, la durée d’enneigement, le nombre de jours de gel et la disponibilité en eau issue du manteau neigeux.
Comparée aux Pyrénées françaises, l’Andorre présente souvent un caractère un peu plus sec et plus ensoleillé, notamment dans les vallées méridionales, grâce à sa position plus proche des influences ibériques et méditerranéennes.
Comparée aux Pyrénées espagnoles de Catalogne, elle est globalement plus froide en raison de son altitude exceptionnellement élevée : une grande partie du territoire se situe déjà au-dessus de 1 500 m.
Comparée aux Alpes, l’Andorre possède généralement des hivers moins humides à altitude comparable et une influence méditerranéenne plus nette, mais les grands contrastes verticaux entre vallées et sommets restent très semblables.
La signature climatique de l’Andorre repose donc sur un climat de montagne très fortement étagé : hivers froids et relativement secs dans les vallées, neige durable en altitude, printemps rapidement orageux, étés chauds en fond de vallée mais frais sur les sommets, puis automnes humides avec un retour rapide du gel et de la neige, le tout dominé par un facteur essentiel : près de 2 100 mètres de dénivelé entre le point le plus bas et les plus hauts sommets du pays.
Le climat de l’Andorre en chiffres
La cartographie climatique utilisée par le Gouvernement d’Andorre estime à environ 5,8 °C la température moyenne spatiale de l’ensemble du pays et à 958 mm les précipitations annuelles moyennes. Ces chiffres intègrent les vastes superficies de haute montagne et ne doivent donc pas être confondus avec les normales d’Andorre-la-Vieille.
À Roc de Sant Pere, station située à 1 113 m et représentative d’Andorre-la-Vieille, les relevés 1991-2020 donnent approximativement :
| Mois | Max. moyenne | Min. moyenne | Précipitations |
|---|---|---|---|
| Janvier | 9,1 °C | −0,2 °C | 48 mm |
| Février | 10,9 °C | 0,0 °C | 28 mm |
| Mars | 13,8 °C | 2,1 °C | 42 mm |
| Avril | 15,6 °C | 4,2 °C | 66 mm |
| Mai | 19,6 °C | 7,6 °C | 87 mm |
| Juin | 24,4 °C | 11,0 °C | 78 mm |
| Juillet | 27,7 °C | 13,3 °C | 63 mm |
| Août | 27,4 °C | 13,3 °C | 77 mm |
| Septembre | 22,9 °C | 10,0 °C | 69 mm |
| Octobre | 18,2 °C | 7,1 °C | 75 mm |
| Novembre | 12,4 °C | 2,7 °C | 73 mm |
| Décembre | 9,3 °C | 0,5 °C | 45 mm |
Ces valeurs correspondent à une température annuelle moyenne d’environ 11,8 °C à cette station de fond de vallée et à environ 751 mm de précipitations par an.
La différence avec la moyenne nationale de 5,8 °C montre immédiatement l’importance du relief : la majeure partie du territoire andorran est beaucoup plus élevée et plus froide que la capitale.
Andorre-la-Vieille connaît environ 55 jours de gel par an, contre plus de 160 dans l’environnement de Grau Roig vers 2 000 m dans la série récente disponible.
En juillet, la différence est également spectaculaire : environ 27,7 °C de maximale moyenne à Andorre-la-Vieille, contre seulement 19 à 20 °C vers 2 000 m.
Les précipitations de la capitale se répartissent de façon inhabituelle pour un climat montagnard :
| Saison | Précipitations à Andorre-la-Vieille |
|---|---|
| Hiver | 121 mm |
| Printemps | 195 mm |
| Été | 218 mm |
| Automne | 217 mm |
L’hiver est donc la saison la plus sèche, tandis que l’été et l’automne sont les plus arrosés, notamment grâce aux orages de montagne.
Avec une altitude comprise entre environ 840 et 2 942 m, une température moyenne nationale proche de 5,8 °C, environ 958 mm de précipitations en moyenne sur le territoire, des gelées très fréquentes, un enneigement durable en haute montagne et des journées estivales pouvant approcher ou dépasser 30 °C dans les vallées, l’Andorre possède une signature climatique particulièrement spectaculaire : un climat pyrénéen de montagne à forte influence méditerranéenne, où quelques kilomètres et quelques centaines de mètres d’altitude suffisent à passer d’une ambiance presque estivale à de véritables conditions alpines.
