Prévisions météo — département 75

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Climat de Paris (75)

Le climat de Paris

Paris possède un climat océanique altéré, représentatif du centre du Bassin parisien mais profondément modifié par l’urbanisation. Les influences atlantiques dominent encore : les perturbations arrivent principalement par l’ouest, les précipitations sont réparties sur toute l’année et les grandes périodes de froid sont moins fréquentes que dans le nord-est de la France. Pourtant, l’éloignement de l’océan permet des étés relativement chauds et des épisodes de chaleur parfois intenses.

La topographie parisienne est peu élevée. La Seine traverse la capitale dans une vallée entourée de collines et de buttes modestes comme Montmartre, Belleville ou les hauteurs de l’ouest parisien. Ces différences d’altitude ne suffisent pas à produire de grands contrastes climatiques, mais la présence du fleuve, des espaces végétalisés et surtout la densité du bâti créent une multitude de microclimats.

La station de Paris-Montsouris, située à 75 m dans le sud de la capitale, constitue la référence climatologique historique. Sur la normale 1991-2020, la température moyenne annuelle atteint 12,8 °C, ce qui est relativement élevé pour cette latitude. Janvier reste doux en moyenne avec 5,4 °C, tandis que juillet atteint 20,9 °C.

La particularité essentielle de Paris est cependant son îlot de chaleur urbain. Les surfaces minérales, le bitume, les façades, les toitures et les bâtiments absorbent une partie de l’énergie solaire pendant la journée puis la restituent pendant la nuit. La densité du bâti peut également limiter la circulation de l’air, tandis que les activités humaines produisent elles-mêmes de la chaleur. La conséquence est une température plus élevée dans les secteurs densément urbanisés que dans les espaces périurbains et ruraux voisins, surtout pendant la nuit.

Ce phénomène devient particulièrement important pendant les vagues de chaleur. Une journée très chaude peut être suivie d’une nuit durant laquelle les rues et les bâtiments ne parviennent pas à se refroidir suffisamment. La chaleur nocturne distingue donc fortement le climat du centre de Paris de celui des campagnes d’Île-de-France, où le rayonnement nocturne permet un refroidissement beaucoup plus marqué.

À l’intérieur même de la capitale, les bois de Boulogne et de Vincennes, les grands parcs, les jardins et les secteurs proches de l’eau constituent des zones relativement plus fraîches. La végétation produit de l’ombre et rafraîchit l’air par évapotranspiration, contrairement aux surfaces minérales qui stockent beaucoup de chaleur. C’est précisément pour cette raison que la végétalisation et les îlots de fraîcheur occupent une place centrale dans les stratégies d’adaptation climatique de la Ville.

Les précipitations parisiennes restent relativement modestes, avec environ 634 mm par an à Montsouris. Elles sont toutefois très régulièrement réparties : aucun mois n’est véritablement sec. Mai est le plus arrosé en moyenne avec environ 69 mm, tandis que février n’en reçoit qu’environ 42 mm. L’été peut connaître des orages parfois intenses, capables d’apporter une grande quantité d’eau en peu de temps.

L’hiver est généralement frais, humide et assez gris. Le gel existe encore mais demeure limité par rapport aux campagnes environnantes : Montsouris n’enregistre qu’une vingtaine de jours de gel par an. La neige peut tomber sur Paris, mais elle reste irrégulière et le manteau blanc disparaît généralement rapidement en raison des températures urbaines relativement élevées.

Le printemps connaît une hausse assez rapide des températures, accompagnée d’une augmentation de l’ensoleillement. L’été est la saison où l’influence urbaine devient la plus importante, particulièrement lors des canicules. L’automne conserve longtemps de la douceur avant le retour des brouillards, des passages pluvieux et des nuits plus fraîches.

Comparée aux départements ruraux qui entourent l’agglomération, Paris ne présente presque aucun contraste de relief, mais son urbanisation remplace en quelque sorte la montagne ou la mer comme principal facteur local de modification du climat. Sa signature repose ainsi sur un climat océanique relativement sec et modéré auquel se superpose un puissant îlot de chaleur, particulièrement sensible durant les nuits estivales.

Le climat de Paris en chiffres

À Paris-Montsouris, située à 75 m, la température moyenne annuelle atteint 12,8 °C, passant de 5,4 °C en janvier à 20,9 °C en juillet, avec des maximales moyennes de 25,7 °C en juillet.

Les précipitations atteignent environ 634 mm par an, réparties sur près de 109 jours, avec 41,8 mm en février contre environ 69 mm en mai.

L’ensoleillement représente environ 1 717 heures par an, dont près de 222 heures en juillet contre seulement 57 heures en décembre.

L’influence urbaine accompagne une faible fréquence du froid avec seulement 20,8 jours de gel par an, tandis que les températures dépassent 30 °C pendant environ 14 journées à Montsouris.

Avec seulement 634 mm de pluie, environ 21 jours de gel, 14 journées à plus de 30 °C et un îlot de chaleur particulièrement marqué la nuit, Paris possède une signature climatique fortement façonnée par la densité et la minéralisation de son environnement urbain.