Prévisions météo — département 25

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Climat du Doubs (25)

Le climat du Doubs

Le Doubs possède un climat profondément influencé par le massif du Jura et figure parmi les départements français où l’altitude crée les contrastes les plus nets. Sa géographie est organisée en trois niveaux : un Bas-Pays situé approximativement entre 200 et 600 m, des plateaux intermédiaires s’échelonnant entre 400 et 1 100 m et, au sud-est, la montagne jurassienne du Haut-Doubs, qui culmine à 1 463 m au mont d’Or. Le passage progressif de Besançon vers Pontarlier et la frontière suisse s’accompagne donc d’une chute des températures, d’une hausse de la pluviométrie et d’une augmentation spectaculaire de la fréquence de la neige et du gel.

Le climat départemental se situe au croisement de plusieurs influences. Les perturbations océaniques venues de l’ouest restent très actives et apportent des précipitations abondantes lorsqu’elles rencontrent le Jura. L’influence continentale se manifeste quant à elle par des hivers froids, une forte fréquence des gelées et des étés capables de devenir chauds. Des remontées plus douces peuvent enfin arriver par l’axe Rhône-Saône. Cette combinaison explique une grande variabilité d’un jour à l’autre et des écarts saisonniers considérables.

Besançon, à un peu plus de 300 m d’altitude, représente le climat des basses régions du département. La ville est installée dans un relief encaissé autour du Doubs et entourée de collines. Les hivers y sont froids et humides, avec des gelées et de la neige régulières, mais les étés deviennent fréquemment chauds et orageux. La pluviométrie y dépasse largement 1 100 mm par an, ce qui est déjà élevé pour une ville de basse altitude.

Les vallées encaissées créent cependant des situations particulières. En hiver, les inversions thermiques peuvent emprisonner l’air froid et le brouillard au fond de la vallée du Doubs ou de la Loue. Sur les hauteurs, le temps peut alors être plus doux et ensoleillé. À l’inverse, lorsque les perturbations arrivent de l’ouest, les plateaux et les versants exposés reçoivent davantage de pluie ou de neige.

En gagnant les premiers plateaux, autour d’Ornans, Valdahon ou Maîche, l’altitude augmente rapidement. Les hivers deviennent plus longs, les gelées plus fréquentes et les chutes de neige prennent une importance beaucoup plus grande. Maîche reçoit ainsi plus de 1 400 mm de précipitations annuelles dans certaines références climatiques, signe de l’effet orographique du Jura.

Le Haut-Doubs, autour de Pontarlier, Morteau, Métabief, Les Fourgs et Mouthe, appartient pleinement au climat de moyenne montagne. Les altitudes sont généralement comprises entre 700 et plus de 1 400 m. Les précipitations y atteignent souvent 1 350 à 1 500 mm par an, et l’hiver est long et neigeux. Le printemps arrive tardivement, les étés restent relativement frais mais peuvent être orageux, et les nuits se refroidissent rapidement dès la fin de l’été.

Mouthe représente l’un des microclimats les plus célèbres du département. Le village se trouve dans une cuvette d’altitude où l’air froid s’accumule extrêmement efficacement lors des nuits calmes et dégagées. Ces inversions expliquent des températures minimales beaucoup plus basses que sur des sommets pourtant plus élevés. Ce phénomène vaut au secteur sa réputation de « petite Sibérie » française, même si les étés peuvent y être agréablement doux.

Les documents routiers du Département distinguent précisément les hivers du Bas-Pays de ceux du Haut-Doubs : la plaine connaît traditionnellement environ 10 à 30 jours par an avec neige ou verglas routier, contre 30 à 50 jours sur les plateaux et les hautes régions. Cette différence illustre clairement l’influence de l’altitude sur quelques dizaines de kilomètres seulement.

Les précipitations sont abondantes toute l’année et l’été ne connaît pas de véritable saison sèche. Une part importante des pluies estivales tombe sous forme d’orages, particulièrement sur les hauts plateaux. En automne, les brouillards redeviennent fréquents puis les premières neiges apparaissent progressivement sur les hauteurs. L’hiver peut ensuite alterner entre neige, périodes de froid sec et épisodes de redoux accompagnés de pluie ou de verglas.

Comparé à la Haute-Saône voisine, le Doubs possède une composante montagnarde beaucoup plus marquée ; comparé au Jura, il présente des caractéristiques très proches mais comporte certaines des cuvettes froides les plus remarquables du massif. Sa signature climatique repose donc sur des précipitations abondantes, une continentalité forte, des hivers très froids dans le Haut-Doubs et un contraste spectaculaire entre Besançon et les plateaux proches de la Suisse.

Le climat du Doubs en chiffres

À Besançon-Thise, située à 307 m, la température moyenne annuelle est de 11,4 °C, passant de 2,9 °C en janvier à 20,2 °C en juillet, avec des maximales moyennes de 25,7 °C en juillet.

Les précipitations atteignent environ 1 157 mm par an sur plus de 136 jours, avec plus de 100 mm par mois en mai, septembre, octobre, novembre et décembre.

L’ensoleillement représente environ 1 873 heures par an, avec près de 249 heures en juillet contre seulement 56 heures en décembre.

Besançon connaît environ 58 jours de gel, 24 jours avec observation de neige et encore 14,5 journées dépassant 30 °C, tandis que ces indicateurs deviennent nettement plus hivernaux en montant vers le Haut-Doubs.

Avec 1 157 mm de pluie à Besançon, jusqu’à environ 1 500 mm dans le Haut-Doubs et des altitudes culminant à 1 463 m, le Doubs possède ainsi une forte signature continentale et montagnarde, parmi les plus marquées de l’est de la France.