Nuages nocturnes éclairés, étoiles scintillantes.

Les nuages nocturnes lumineux

Last Updated: 20 février 2024

Ces météores lumineux sont rares. On peut les observer en été, dans le nord, une à deux heures après le coucher du Soleil. Les nuages lumineux ressemblent quelque peu aux cirrus : ils sont en effet filamenteux, allongés et de couleur blanc argenté, souvent avec de délicats tons bleutés. Ils se présentent parfois en rubans ondulés. Ils sont très minces et si transparents qu’on voit les étoiles au travers. Ils peuvent être visibles durant plusieurs heures. Il ne faut pas les confondre avec les  » nuages nacrés  » qu’on observe également après le coucher du Soleil et qui se trouvent à 30 000 m d’altitude environ. L’apparition des nuages nocturnes lumineux a lieu seulement entre 45° et 70° de latitude nord ou sud, surtout de la fin de juin au début de juillet.

On observe encore, à l’altitude moyenne de 125 km (c’est-à-dire nettement plus haut), des bandes lumineuses, beaucoup moins nettes que le phénomène qui nous occupe Ici, mais toujours dans le nord et surtout d’octobre à février. On pense qu’elles sont dues à la présence’ de poussières cosmiques atteignant l’atmosphère terrestre.

Les nuages lumineux diffèrent des autres nuages par leur grande altitude allant de 70 à 90 km. On les a observés pour la première fois en 1885, deux ans après l’éruption du Krakatoa. La luminosité de ces nuages, en fait les plus hauts qu’on connaisse, est due à la lumière solaire dispersée. Pour que le phénomène soit visible, le Soleil doit se trouver au moins à 6° au-dessous de l’horizon de l’observateur. Bien qu’ils persistent pendant plusieurs heures, ces nuages changent de structure assez rapidement Leur fréquence est fort variable. Pour comprendre la nature du phénomène, on n’oubliera pas que la pression et la densité atmosphériques sont à ces altitudes, 100 000 fois plus faibles que celles du sol.

Il est remarquable qu’il y ait là encore suffisamment de vapeur d’eau pour que cette dernière se condense. Comme pour les nuages constitués de gouttes d’eau et de cristaux de glace des couches inférieures de l’atmosphère, il faut qu’existent des noyaux de condensation (voir brume), autour desquels se déposent les molécules d’eau. Or, dans le cas des nuages lumineux, on suppose que ces noyaux sont formés par des particules cosmiques. La présence de vapeur d’eau dans ces couches nuageuses nécessite la montée d’air humide venant de la mésopause.

Le transport de vapeur d’eau dû à des éruptions volcaniques, et peut-être même à des explosions atomiques dans la stratosphère, n’est pas prouvé. C’est-à-dire que lorsque des éruptions volcaniques envoient de la vapeur d’eau jusqu’à la mésopause, on devrait en principe, selon les années, enregistrer un rapport constant entre la fréquence des nuages lumineux et les éruptions. Mais cela n’arrive jamais. Pour élucider ce phénomène, d’autres recherches s’avèrent nécessaires.

Bien que les nuages nocturnes lumineux ne semblent pas, dans l’état des connaissances actuelles, faits de poussières mais de cristaux de glace avec des noyaux de condensation et donc comparables aux cirrus, ils n’ont aucune relation directe ou indirecte avec le temps. Cela est également valable pour les nuages nacrés, qui se trouvent à une altitude d’environ 30 000 m.
On a remarqué depuis longtemps que les nuages lumineux apparaissent en même temps que des phénomènes crépusculaires anormaux, ils indiquent donc que la haute atmosphère est polluée par des poussières.

 

Triptyque de ciels nocturnes nuageux et ville illuminée.
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