Écarts aux normales en France depuis 1921

L’écart à la moyenne des températures par mois, qu’on appelle aussi « anomalie mensuelle de température », indique de combien un mois donné a été plus chaud ou plus froid que la normale climatique de référence.
En France, cette normale est actuellement calculée sur 30 ans, la période 1991‑2020, à partir de millions de mesures de stations réparties sur le territoire.

Concrètement, on fait la moyenne des températures du mois (par exemple toutes les valeurs d’août 2024), puis on la compare à la moyenne des mois d’août sur la période de référence : la différence, exprimée en degrés, est l’écart à la moyenne.

Un écart de +2 °C signifie que le mois a été 2 °C plus chaud que la normale, un écart de –1 °C qu’il a été 1 °C plus frais que d’habitude. Ces anomalies peuvent être calculées à l’échelle de la France, d’une région ou d’une station météo.

De nombreux services climatologiques proposent des graphiques d’écarts aux normales, mois par mois, depuis le début du XXᵉ siècle, ce qui permet de visualiser la fréquence des mois « au‑dessus » ou « au‑dessous » des valeurs de saison.

À l’échelle nationale, la multiplication récente des anomalies positives (mois plus chauds que la normale) illustre clairement le signal du réchauffement climatique : les mois frais deviennent rares, tandis que les mois très doux ou très chauds se généralisent.

Découvrez, à travers nos graphiques, l’évolution des écarts de température par rapport aux normales en France depuis 1921. Les données sont disponibles mois par mois, de janvier à décembre, mais également par saison et pour l’ensemble de l’année.

Pour connaître les valeurs précises, survolez simplement les barres de chaque histogramme avec votre souris.

Écart à la moyenne des températures en janvier depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

Écart à la moyenne des températures en février depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

Écart à la moyenne des températures en mars depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

Écart à la moyenne des températures en avril depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

Écart à la moyenne des températures en mai depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

Écart à la moyenne des températures en juin depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

Écart à la moyenne des températures en juillet depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

Écart à la moyenne des températures en août depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

Écart à la moyenne des températures en septembre depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

Écart à la moyenne des températures en octobre depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

Écart à la moyenne des températures en novembre depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

Écart à la moyenne des températures en décembre depuis 1921 (France)

Normale de référence 1991-2020

FAQ

1. Que signifie « écart à la moyenne mensuelle » ?

L’écart à la moyenne mensuelle (ou anomalie de température) indique de combien un mois donné a été plus chaud ou plus froid que la normale climatique de référence, exprimé en degrés.

2. Sur quelle période est calculée la « normale » en France ?

En France, les normales climatiques sont calculées sur des périodes de 30 ans ; depuis 2022, la référence utilisée par Météo‑France est 1991‑2020, qui remplace l’ancienne normale 1981‑2010.

3. Comment calcule-t-on cet écart ?

On calcule d’abord la moyenne des températures du mois (par exemple toutes les températures de janvier 2025), puis on soustrait la moyenne des mois de janvier de la période de référence ; la différence obtenue est l’anomalie mensuelle.

4. Que montre un écart positif ou négatif ?

Un écart positif (par exemple +2 °C) signifie que le mois a été plus chaud que la normale, un écart négatif (par exemple –1 °C) qu’il a été plus frais que d’habitude pour ce mois-là.

5. Pourquoi ces écarts sont-ils importants pour le climat ?

L’analyse des écarts mensuels sur de longues séries montre que les anomalies positives se multiplient avec le réchauffement climatique, les mois plus doux ou plus chauds devenant beaucoup plus fréquents que les mois plus frais que la normale.